L'octogénaire avait été frappée, asphyxiée et poignardée dans son appartement de la cité Heureuse à Châtelet. Les jurés n'ont pas retenu l'irresponsabilité pénale plaidée par la défense. Pour les jurés, la culpabilité repose sur les explications fournies devant la cour par l'accusé, qui a plaidé coupable même s'il ne se souvenait pas des faits. Cependant, il n'a pas dénié lors de son procès les explications fournies aux enquêteurs lors de son arrestation, le 1er juin 2019.

D'autre part, ses lunettes ont été retrouvées sur la scène de crime ainsi que son ADN sur une bouteille de bière et deux morceaux de verre. Ceci prouve sa présence sur la scène de crime.

Les médecins légistes ont déclaré que si l'asphyxie était la cause ultime du décès, le tueur avait utilisé un couteau qu'il a enfoncé dans le poumon droit de la victime, avec une certaine force.

Des témoins ont entendu celle-ci crier au secours et "arrête Thomas". Ce dernier a été vu par plusieurs personnes dans l'immeuble où le crime a été commis et il a contacté ses collègues après les faits leur demandant de le conduire en France, car il venait de tuer quelqu'un.

Pour les jurés, l'intention d'homicide est établie par le mécanisme entraînant l'asphyxie, l'usage du couteau, la violence des coups, leur nombre et leur localisation, soit des zones vitales (tête, cou, thorax).

La défense avait plaidé l'irresponsabilité pénale, estimant que l'accusé avait perdu son libre-arbitre au moment des faits, en raison d'une consommation de cocaïne et d'alcool. Pour les jurés, ce n'est pas crédible, car le tueur, consommateur régulier de ces substances toxiques, en connaissait les effets. Il n'a pas perdu le contrôle de ses actes et il avait toutes ses capacités de réflexion au moment du crime mais aussi après avoir tué Paulette Delpire.

Le débat sur la peine aura lieu dans la foulée mercredi après-midi.