Le représentant du ministère public s'est plaint de ne pas avoir reçu les pièces du dossier déposées par la défense de Francine Genicot mardi en fin d'audience, ce qui l'empêche d'argumenter par rapport à ces pièces. "Le principe de loyauté n'a pas été respecté et je vous demande d'écarter les pièces", a requis l'avocat général.

La défense a déposé des pièces médicales prouvant que, au moment des faits, Francine Genicot souffrait du dos et était donc incapable de s'opposer à la violence exercée par Johnny Falise. L'idée est probablement de plaider la contrainte irrésistible. "Soit on suspend le procès en attendant que le médecin légiste donne son avis, soit la cour écarte ces pièces", a déclaré l'avocat général qui admet ne pas avoir les connaissances médicales pour s'exprimer sur ces pièces.

Les avocats des parties civiles, qui sont prêts à entamer les plaidoiries, estiment avoirfait preuve d'assez de souplesse dans le cadre de la sérénité des débats. "Dire que le principe de loyauté n'a pas été respecté est un euphémisme. Je suis persuadé qu'on aurait pu trouver rapidement une imprimante", a déclaré Me Brocca qui a également demandé l'écartement des pièces, lesquelles ont été communiquées par voie informatique assez tardivement. L'avocat général n'a pas pu ouvrir certains documents.

Me Eddy Kiaku a répondu que ces pièces avaient été déposées en septembre 2019, ce qui lui avait échappé, ainsi qu'à sa consœur, Me Avagian. "Nous voulions seulement actualiser la situation".

Les pièces ont été écartées et l'incident est clos, a déclaré la présidente.

Mardi soir, la défense de Francine Genicot a aussi posé la question subsidiaire de non-assistance à personne en danger, aux questions principales de culpabilité.

La défense de Johnny Falise a posé la question des violences ayant en trainé la mort sans intention de la donner, subsidiairement à la question du meurtre.

Les plaidoiries vont pouvoir débuter à Mons.