Le jeune homme a fait la macabre découverte alors qu'il avait été appelé au secours par un voisin. "Je suis passé par le balcon, car je n'arrivais pas à ouvrir la porte, une clé était bloquée dans la serrure. J'ai crié mamie, je t'aime. C'était horrible", dit-il. L'appartement était en dessous-dessus et sa grand-mère baignait dans une mare de sang. Son pull était relevé au-dessus de sa poitrine. Le chien courait partout. 

Le témoin raconte que sa grand-mère n'avait pas d'objets de valeur chez elle, sauf peut-être une montre offerte à l'occasion de son anniversaire. 

Interrogé par la police pour savoir s'il connaissait un certain Thomas, l'accusé s'est souvenu qu'une amie de sa grand-mère avait un fils qui s'appelait Thomas, mais qu'il ne le connaissait pas vraiment. 

Nico a été marqué par cette forte odeur de sang et s'en veut de ne pas avoir su protéger sa grand-mère, une femme qu'il adorait. "Dès que je n'allais pas bien, c'est chez elle que j'allais, même au milieu de la nuit. Elle a toujours été courageuse. Je me sentais bien chez elle". Le témoin et sa grand-mère ont beaucoup voyagé, l'Amérique, la République Dominicaine? "C'était la personne que j'aimais le plus au monde, elle m'a tout donné", dit-il en pleurs devant la cour. 

Au moment des faits, Nico vivait chez sa grand-mère octogénaire, depuis deux ou trois mois. "Elle était très ouverte malgré son âge (83 ans), elle a accepté mon homosexualité", dit-il. Paulette était sa confidente, le manque de dialogue lui manque. "Je passe aujourd'hui beaucoup de temps seul"

Paulette Delpire était une femme irréprochable, "c'était la bonté même", et elle était encore très active, au point d'accompagner son petit-fils à des soirées entre amis. 

Thomas Lesire, 36 ans, est jugé depuis lundi pour le meurtre de Paulette Delpire. Il a affirmé ne pas se souvenir des faits car il était, à ce moment-là, sous l'influence de l'alcool et de drogue.