Les experts ont rencontré l'accusé au début du mois de janvier 2018 en prison. Ils n'ont constaté aucun trouble mental chez l'accusé, seul garçon d'une fratrie de trois enfants. L'homme leur a raconté qu'il avait étranglé son père lors d'une bagarre au sujet de la vente de la maison familiale.

C'est un être normal, banal, qui s'est présenté devant les experts même s'il a prétendu avoir souffert de dépression depuis 2015. "On ne relève pas de traits psychopathologiques graves, ni au testing, ni lors de l'examen mental. Il garde toutes ses capacités de discernement et de contrôle de ses actes. Il n'y a donc pas lieu de conclure à un trouble mental, ni actuellement, ni au moment des faits", ont déclaré les experts.

Par contre, les experts ont constaté que Marwan Yahiaoui avait de la rancoeur et du mépris vis-à-vis de son père, Ahmed. "Marwan ne pouvait donc admettre que son père le discrédite. Les faits ne s'inscrivent pas dans le cadre d'une pathologie mais bien dans un cadre réactionnel où l'intéressé se sent peu considéré avec un contexte où il craignait pour la sécurité matérielle et de logement de sa mère, sa soeur et lui-même. Il décrit de la rancoeur et un certain mépris envers son père". L'accusé ne valorise pas vraiment son père, contrairement à sa mère.

Ahmed Yahiaoui était père de deux filles et d'un garçon, Marwan, 21 ans au moment des faits. Il s'était séparé de leur mère en 2014 et le divorce était en cours. Ahmed Yahiaoui avait souhaité mettre en vente la maison familiale située rue du Louât à Farciennes. Marwan craignait se retrouver sans domicile et il avait souhaité revoir son père pour évoquer cette vente.