Un an de prison requis contre le pervers qui avait agressé sexuellement une passante.

Plusieurs documentaires en caméra cachée : le harcèlement de rue est une pénible réalité pour la gent féminine et il convient de la punir sévèrement. Benoît D., lui, est allé au-delà des propos inconvenants et de la drague maladroite.

Le mardi 12 août dernier, il n’a pas hésité à agresser sexuellement une jeune femme qui se promenait sur le boulevard Tirou, à Charleroi. Il l’a tout d’abord accostée et s’est fait éconduire poliment par la victime.

Le maniaque l’a néanmoins collée sur plusieurs mètres, se montrant très oppressant. "Puis, il n’a pas hésité à lui mettre la main à l’entrecuisse et à insister", explique le substitut Bury, qui poursuit le prévenu pour attentat à la pudeur devant le tribunal correctionnel de Charleroi.

"Les caméras vidéos de la ville ont filmé cette scène traumatisante pour la victime. Fort heureusement, un automobiliste de passage a été témoin de la scène et a klaxonné, ce qui a suffi à mettre en fuite l’agresseur. Celui-ci a été rapidement interpellé par la police locale."

Pour le parquet , l’attentat à la pudeur ne fait aucun doute, vu l’effet de surprise qui a empêché la préjudiciée de se soustraire à l’agression.

"Le prévenu n’a pas pu donner de mobile valable. Il affirme qu’il était ivre, mais ce n’est pas une excuse", a ajouté le ministère public, notant que Benoît D. avait déjà été condamné à 10 mois de prison avec sursis à Namur. Sursis qui a été révoqué.

Absent à l’audience, le pervers sera donc condamné par défaut.

Le parquet a requis un an de prison ferme.