À 76 ans, Auguste comparaissait, pour la première fois en novembre dernier, devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Le papy contestait fermement avoir harcelé et menacé son ex-beau-fils vivant dans le sud de la France. Ce dernier, marié avec la belle-fille d’Auguste, a refait sa vie depuis 2017 et le décès de son épouse, qui s’est donné la mort. Entre décembre 2018 et mars 2019, ce dernier a reçu trois lettres anonymes. D’après lui, les lettres étaient virulentes et le menaçaient. "Dernière ligne droite, la chasse est ouverte" ou "le meurtrier est condamné ", faisant référence au passé sulfureux du beau-fils, condamné en 2006 devant la Cour d’assises en France pour avoir commandité l’assassinat de sa mère.

Le papy était clair sur les faits. "Ce n’est pas ce que j’ai envoyé. J’ai simplement réclamé les documents de la voiture de ma belle-fille." Pour ce faire, Auguste aurait posté trois lettres au bureau de poste aménagé dans le centre commercial du Cora de Châtelineau. Les images de vidéosurveillance confirmaient la présence du septuagénaire lors du dépôt d’une des lettres.

Pour la substitut Dutrifoy, Auguste était bien l’expéditeur des courriers menaçants à son ex-beau-fils, qu’il tenait pour responsable du suicide de sa belle-fille. Le parquet ne s’opposait pas à octroyer à Auguste une suspension simple du prononcé. Finalement, le papy s’en sort sans la moindre condamnation, acquitté au bénéfice du doute des deux préventions à sa charge. Le tribunal correctionnel a estimé ne pas avoir suffisamment d'éléments pour établir la culpabilité du papy.