Les coûts des énergies et des matériaux ont de lourdes conséquences sur le budget des ménages. Chacun à son niveau est touché et personne n’est épargné. Privés et institutions publiques doivent prendre des décisions pour assumer ces hausses.

A Charleroi, la société de logements publics La Sambrienne se penche sur le problème afin de protéger les locataires. "Nous avons mis en place tout ce qu’il fallait pour réduire l’impact sur les locataires et cela bien avant le début de la crise. Nous disposons d’un accompagnement social grâce à une politique de prévention des impayés. Cela permet aux locataires de ne pas s’enliser dans les problèmes," explique David Conte, porte-parole de La Sambrienne.

Le coût des charges d’énergie des logements quand c’est la société de logements qui paie sont répercutés sur les locataires dans leur calcul des charges. L’application d’un tarif social est aussi là pour amoindrir ces hausses.

L’effet est aussi limité car les loyers sont calculés au prorata des revenus. Un loyer ne peut dépasser 20 % des revenus. Pour ce qui concerne le prix des charges et plus précisément de l’électricité des communs, un marché stock a été passé ce qui bloque le prix jusqu’en 2023.

Au début d’un large plan de rénovations et d’embellissement de presque 2.500 logements, la hausse des prix des matériaux est aussi un souci quotidien pour l’administration de La Sambrienne. Si, au départ, une enveloppe était prévue pour ces travaux, il faut aujourd’hui la revoir. Le président de la société de logements publics, Maxime Felon compte sur une réaction de la Région Wallonne, seul pouvoir subsidiant des travaux. "Après une augmentation de 15 à 20 % du prix des matériaux, nous sommes passés au prix du jour de livraison. Nous espérons que la Région Wallonne, déjà fort sollicitée au lendemain des inondations, nous donnera les moyens de rénover les 2.500 logements prévus. Nous ne voulons pas que des locataires soient lésés et qu’ils ne puissent pas profiter de travaux de rénovations justement destinés à améliorer l’isolation. Une meilleure isolation aura d’office un impact positif sur les dépenses énergétiques des ménages," explique le président de La Sambrienne.

A cette heure, aucune décision n’est encore prise. Une augmentation de l’enveloppe budgétaire ou une diminution du nombre de logements à rénover, rien n'est décidé. Cette dernière solution n’est pas idéale pour la plus grande société de logements sociaux de Wallonie.