Charleroi Des témoins ont dit l’avoir vue secouer un bébé violemment à la crèche Les Bambis.


En décembre 2017, la direction de l’ISPPC avait suspendu une des infirmières travaillant pour la crèche Les Bambis à Montigny-le-Tilleul. Selon des témoins, elle avait violemment secoué un bébé de 17 mois, quelques semaines auparavant. Cette dernière se défendait ce jeudi au tribunal de Charleroi. Pour son avocate, le dossier est uniquement basé sur de vagues témoignages.

La jeune femme est poursuivie pour coups et blessures sur un mineur dont elle avait la responsabilité. Ce jour-là, lors du repas, une des enfants tente de mordre un de ses petits copains. Céline, infirmière sociale au sein de l’établissement, l’en empêche rapidement et la gronde. Selon les versions, la petite est plus ou moins secouée lors de l’opération.

Pour les parents , qui se basent sur les témoignages de deux puéricultrices présentes, il n’y a aucun doute : leur fille de 17 mois a été secouée volontairement. Le médecin qui l’auscultera un mois plus tard ne pourra confirmer le mauvais traitement mais il rappelle que le syndrome du bébé secoué peut avoir des conséquences dramatiques qui se manifestent parfois beaucoup plus tard. Les parents, constitués partie civile, réclament 6 000 € à la prévenue.

Au niveau du parquet, les faits sont avérés. Cependant, le ministère public ne s’oppose pas à une suspension du prononcé rappelant que l’incident constitue un fait unique dans la carrière de l’infirmière.

À la défense, on s’offusque de l’épaisseur du dossier. Pour l’avocate de Céline, il n’y a rien à part deux témoignages et qui, de surcroît, manquent de précision. Presque aucun devoir complémentaire n’a été fait alors que l’avenir professionnel de sa cliente est en jeu. Selon elle, il s’agit d’une cabale dirigée par la supérieure de Céline qui aurait d’ailleurs dit en réunion qu’elle ferait n’importe quoi pour la virer.

Le tribunal rendra son jugement le 25 avril.