La décharge du CETB disparaîtra de la carte en 2023.


Ce n’est pas une nouvelle autorisation mais un sursis de trois ans avant la fermeture définitive : le centre d’enfouissement technique du champ de Beaumont à Monceau (CETB) sera rayé de la carte des décharges de Wallonie à l’horizon 2023. C’est ce qu’a indiqué la ministre de tutelle Ecolo Céline Tellier en commission parlementaire dans une réponse à l’interpellation du député MR Nicolas Tzanetatos.

De leur côté, les membres de l’Association de défense de l’environnement moncellois (ADEM) ont mis la trêve des confiseurs à profit pour affiner leur position vis-à-vis du permis octroyé le 2 décembre par le gouvernement, à l’initiative de la ministre et du vice-président MR Willy Borsus, en charge de l’Aménagement du territoire : ils n’iront pas en recours contre cette décision. "Nous voulons croire que c’est l’intérêt général qui a guidé ce choix politique", disent-ils. Même si, comme ils le déplorent, il va à l’encontre de l’intérêt particulier des riverains qui "dégustent" depuis 20 ans.

Ils le rappellent : la gestion lamentable de la décharge n’a jamais fait l’objet de sanctions, en dépit de nombreuses plaintes avec preuves photographiques à l’appui. L’histoire est écrite, on ne reviendra pas dessus. Il n’empêche : cette décharge n’aurait jamais dû exister, rappelle l’ADEM. La population locale a été sacrifiée à d’obscurs arrangements politico-économiques. "Sous la précédente législature, le Plan wallon déchets-ressources (PWD-R) initié par le ministre Di Antonio (CDH) nous donnait de l’espoir. Mais il nous a fallu déchanter avec l’adoption en mars 2018 d’une version confirmant le maintien du CETB." L’annulation du permis intervenue dans la foulée a ouvert une période d’insécurité juridique à laquelle a mis fin un arrêt du Conseil d’État : placée au pied du mur, la nouvelle ministre de tutelle a imaginé une solution de report de la fermeture de la décharge, avec un permis limité à 3 ans. Cette prolongation porte aussi le volume à 3,9 millions de tonnes.

L’ADEM garde la plus grande vigilance sur le respect des conditions d’exploitation.