Il faut dire que le coin a les atouts : de vieilles forêts - et ses cerfs, cigognes et salamandres par exemple - des pelouses calcaires remarquables pour les orchidées et les papillons ainsi que des points d’eaux et rivières propres et bien conservées comme l’étang de Virelles, l’Eau Blanche et l’Eau Noire. "En ajoutant les châteaux, sites archéologiques et bâtisses d’exception en plus des rendez-vous festifs inscrits dans la tradition tels que les grands feux ou les carnavals, ça complète l’attrait de la région", d’après les candidats du sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse. 

Mais quel intérêt à être reconnu "Parc National" ? Déjà, il y a la visibilité : on le voit en France ou aux États-Unis, un Parc National attire le touriste et permet de créer des emplois dans l’Horeca, les commerces, l’agriculture (pour les produits locaux), etc. On estime un retour de 10 € pour chaque euro investi dans un parc national. 

Ensuite, des subsides wallons sont liés à la reconnaissance, pour préserver la nature et développer des activités telles que des balades, des activités culturelles ou du sport. 

Enfin, cela permettra de protéger la nature tout en répartissant mieux qu’aujourd’hui les touristes sur l’ensemble du futur parc (5 000 ha minimum) et en développant donc les infrastructures routières, les transports en commun, l’hébergement, etc. 

Sur papier, il y a tout à y gagner : des emplois, des paysages préservés et des développements pour les locaux ; des activités et des hébergements dans un site d’exception pour les touristes. 

À ce stade, c’est loin d’être acté : quatre candidats seront retenus par un jury d’ici la fin de l’année, et deux parcs nationaux seront créés en 2022, avec un projet sur 5 et 20 ans qui débutera en 2023. Le budget est de 13 millions d’euros par parc. 

Infos : parc-national-esem.be