Julie Patte épingle des plus-values sur le plan professionnel, et des points négatifs en termes de santé mentale des élèves. Si elle constate que le numérique a amélioré le partage et l’organisation du travail en équipes, cette même technologie a aussi montré ses limites pédagogiques : "Le numérique est un outil et doit le rester. Il ne peut devenir en aucun cas un substitut à l’enseignant", insiste l’échevine. Deuxième effet favorable : "Les compléments de subsides octroyés par la Fédération Wallonie-Bruxelles nous ont permis d’affecter des équivalents temps plein supplémentaires à la lutte contre le décrochage scolaire."

Accroissement du travail sur le bien-être à l’école, progrès en innovation pédagogique, coup de boost sur la rénovation des sanitaires (plus de 120 interventions des services techniques de la Ville, subsides exceptionnels du fonds des bâtiments scolaires pour huit implantations), meilleure compréhension du rôle de la médecine scolaire constituent autant d’avancées en termes de qualité d’accueil et d’encadrement. "Nous avons aussi créé le G7, un outil de dialogue et de concertation entre notre pouvoir organisateur et nos différentes directions d’établissements."

Julie Patte ne se voile pas la face : l’impact négatif de cette crise est énorme. "Dans le secondaire, la démotivation et la hausse des décrochages concerne un nombre croissant d’élèves à partir de la troisième année. On sent aussi monter un sentiment de mal-être, d’isolement et de détresse psychologique chez les ados." L’interdiction des contacts et la fermeture de secteurs comme l’esthétique, la coiffure, les sports études ont compliqué les apprentissages. Si l’enseignement fondamental a été globalement moins touché, la suppression des activités hors les murs (excursions, classes de neige, sorties culturelles) est venue altérer le vécu des enfants. Dans le fondamental, l’échevine insiste pour que le pouvoir subsidiant gèle les chiffres de fréquentation des deux premières années maternelles où il n’existe pas d’obligation scolaire : "Si l’on se base sur les seules présences qui servent de base au calcul, nous risquons de perdre des financements en heures et en personnel. Nous demandons donc le maintien des moyens alloués, comme lors de la précédente rentrée."