Tout agriculteur vous le dira: pour que ça pousse, il faut du fertilisant. Ces fertilisants peuvent être chimiques ou naturels, dans le cas de l'agriculture biologique, voir toxiques dans le cas des productions plus "industrielles". Et si les effets à long terme de ces fertilisants chimiques ne sont pas encore toujours connus - le corps pourrait en absorber des petites quantités sans effet néfaste, selon des études - il est par contre incontestable que les produits s'amassent dans les sols et les nappes phréatiques.

C'est conscient de cet enjeu d'avenir que deux entrepreneurs - Maxence Semacoy Albertini et Vincent Vandamme qui cumulent 30 années d'expérience dans la biotechnologie et l'industrie pharmaceutique - ont lancé Agricells, qui a pour vocation de "participer à la transition écologique en se concentrant sur le développement de solutions de biofertilisation et de biocontrôle."

En bref: ils vont lancer deux années de recherche et développement (R&D) pour rassembler des résultats scientifiques autour de nouvelles technologies vertes. C'est la première phase. Ensuite, ils espèrent lever des fonds pour une deuxième phase, afin de produire et d'homologuer un nouveau fertilisant qui utiliserait apparemment des bactéries naturelles plutôt que des produits chimiques. 

Pour la première phase, les deux entrepreneurs viennent de lever 1,7 million d'euros auprès d'investisseurs privés (notamment d'anciens cadres du monde pharmaceutique et de la famille de Philippe Moorkens) et publics (InvestSud, Sambrinvest). Une équipe "motivée et convaincue par les enjeux écologiques futurs" est ainsi constituée et se lance désormais dans le grand bain, annonce un communiqué de presse relayé par Sambrinvest.

Agricells sera hébergée au parc Novalis (province de Luxembourg) et au Biopark de Gosselies (province de Hainaut), qui accueillera d'ailleurs par la même occasion sa première entreprise spécialisée "green tech".