Charleroi

Une campagne de sensibilisation a démarré ce mardi sur les sites de l’ISPPC.


En Hainaut, le mouvement d’humeur des blouses blanches s’étend au secteur public. En solidarité avec l’action des « mardis des blouses blanches » qui touche les hôpitaux privés, la CSC Services Publics a lancé ce mardi sur les sites de l’intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi (ISPPC) une campagne qui touchera chaque semaine une nouvelle institution hospitalière publique du Hainaut.

Le syndicat a invité les travailleurs à porter un badge « ras le bol ».

Selon la permanente Melisa Maggio, « cette action a le mérite de ne pas déforcer les équipes déjà mises à mal en cette période, elle ne sanctionne pas non plus les hôpitaux publics victimes des politiques d’économies du gouvernement fédéral. La qualité des soins passe par celle des conditions de travail, explique-t-elle. Or, ce n’est pas du tout le cas sur le terrain où les soignants opèrent le plus souvent dans des conditions déplorables et stressantes, en sous-effectif. La pénurie infirmière ne fait que de s’aggraver, elle résulte de la pénibilité, du manque de reconnaissance de la profession, du peu d’attractivité du métier. Toujours plus de responsabilités sans revalorisation : le personnel refuse de continuer à être pressé comme un citron ! ».

Pour Melisa Maggio, la médecine à deux vitesses est une réalité : certains hôpitaux disposent de plages de RDV prioritaires pour les patients qui ont les moyens de se payer un supplément d’honoraires. « Les surcoûts en chambre individuelle ne cessent d’augmenter, il en résulte une augmentation des primes d’assurance avec comme conséquence une impossibilité pour certains de prendre une couverture hospitalisation. » 

Cette action solidaire « ras le bol » vise à envoyer un message aux futurs ministres du gouvernement fédéral. 

Elle touchera la semaine prochaine les hôpitaux de Mons puis ceux de Soignies et de Wallonie picarde.