La Boucle du Hainaut est le nouveau projet d’Elia. Il s’agit de renforcer les lignes à hautes tensions (380.000 volts) qui se situent entre Avelgem et Courcelles. Cependant, ces aménagements ne font pas que des heureux. Si d’un côté, Elia veut permettre l'amélioration du réseau électrique, de l'autre ce projet inquiète les riverains qui ont peur de l’impact qu’auront ces lignes à hautes tensions sur leur santé (risques de cancer, risques de leucémie chez les enfants, etc) et sur leur environnement. Cette préoccupation a été très largement abordée par le conseil communal de Pont-à-Celles, lors de sa dernière réunion, le lundi 12 octobre. 

Cette angoisse des citoyens renforce la justification de l’avis défavorable de la commune à l'encontre de la Boucle du Hainaut. Toutefois, le gestionnaire du réseau électrique en Belgique s'engage à verser des compensations.

Les citoyens concernés par cet aménagement du territoire ont introduit un avis citoyen dans leurs communes respectives. « Les avis de citoyens sont encore analysés pour l’instant. Il y en a plus d’une centaine qui vont tous dans un sens défavorable. Très peu sont favorables au projet d’Elia. Ensuite, avec ces avis, nous allons construire un dossier en insérant la délibération du conseil communal. C’est pareil pour les autres communes concernées. Bien sûr, plus il y a d’avis qui vont dans le même sens, plus cela aura du poids », explique Pascal Tavier, bourgmestre (PS) de Pont-à-Celles.

Pont-à-Celles est d'ailleurs la première commune à se positionner sur le projet d’Elia. Celui-ci vise en une modification du plan de secteur, en créant un couloir de réserve. Ce dernier est évidemment rejeté par toutes les communes concernées. Tous les bourgmestres de celles-ci refusent les propositions faites par Elia. Ils s’unissent pour proposer une solution alternative au gestionnaire de réseau. « Toutes les communes sont noyées par les mails des citoyens à ce sujet. Ce projet nécessite une concertation citoyenne. Ce qui est impossible à mettre en place actuellement au vu de la crise sanitaire qui nous touche », continue le bourgmestre.

Les communes ont jusqu’au 2 novembre 2020 pour remettre leurs rapports à la Région wallonne. Il faut noter que Willy Borsus, le ministre wallon de l'aménagement du territoire, est très attentif à ce dossier.