Neuf adultes et cinq enfants ont dû être hospitalisés après cette attaque ponctuée d’un coup de feu.

Des clientes en pleurs, prostrées sur le parvis du magasin. D’autres s’effondrent, victimes de malaise : les dégâts provoqués par les quatre braqueurs qui ont attaqué le magasin Match de Jumet, dimanche matin, sont incommensurables et laisseront probablement, chez certaines victimes, des séquelles irréversibles.

Il était un peu moins de 11 heures lorsque les trois auteurs, cagoulés et munis d’armes de poing, ont surgi dans le commerce où de nombreuses familles faisaient leurs courses. "Ma femme était en train de passer commande dans la sandwicherie qui donne sur l’entrée du Match", raconte Allouchi, sous le choc. "L’un des auteurs l’a braquée avec son arme et lui a ordonné de se coucher au sol. Elle était avec un de mes enfants de 2 et 3 ans. J’ai vu la scène de loin et j’ai immédiatement caché mon autre fils à l’étage pour tenter de secourir ma femme."

Et puis soudain, un coup de feu claque dans le magasin. L’un des auteurs, pressé de se faire remettre le contenu de la première caisse, vient de tirer dans le plafond. Une arme posée sur la tempe, la caissière remet l’argent aux malfrats. Les clients, tétanisés, n’osent bouger le petit doigt.

Mais une dame a la présence d’esprit d’ouvrir une porte de secours en poussant sur un bouton. Plusieurs victimes s’échappent par l’arrière du magasin. "Moi, je suis parti en courant", explique Jonathan, un habitant d’Arquennes âgé de 31 ans. "Le braqueur qui conduisait l’Opel Astra noire m’a vu. Il a essayé de m’écraser mais je me suis jeté entre deux voitures. J’avais peur qu’ils me tirent dessus."

Les quatre auteurs ont pris la fuite sur les chapeaux de roues, avec un butin bien faible, compte tenu des dégâts psychologiques causés aux clients et au personnel. Avertis des faits, les secours ont déployé plusieurs ambulances et, sous les ordres du directeur médical, les victimes ont été dispatchées entre les différents hôpitaux de la région.

Au total, neuf adultes, quatre enfants et un bébé en état de choc ont été hospitalisés. Les pompiers ont d’ailleurs affrété un car pour faciliter leur transport. Pour l’heure, les auteurs sont toujours en fuite. L’enquête ne fait que commencer.