Des habitants qui ne peuvent plus organiser de barbecue dans leur jardin à cause du bruit des avions, ou qui sont réveillés la nuit ou tôt le matin par des retours tardifs ou des départs entre 6 h 30 et 7 heures du matin… C’est l’état des lieux dressé au conseil communal de Charleroi par le conseiller indépendant Nicolas Kramvoussanos, inquiet de l’impact que l’allongement de la piste de BSCA va avoir en termes de bien-être et de santé pour des milliers de familles du district nord et de communes périphériques.

La Wallonie y consacre 42 millions. Objectif : soutenir le développement de l’activité aérienne et du nombre de passagers pour atteindre les 10 millions à terme. Quelle cohérence avec la lutte contre le réchauffement climatique et les ambitions de réduction de l’empreinte carbone de la Ville à l’horizon 2050 ? L’échevin en charge de la Mobilité et de la Transition Écologique Xavier Desgain (Ecolo) a rappelé que ce projet était de la pleine compétence de la Wallonie, comme la gestion de l’aéroport.

Il a toutefois apporté quelques éléments chiffrés sur les nuisances sonores : sur les 371 dépassements de niveau de bruit enregistrés en dehors des heures d’ouverture de l’aéroport en 2020 (soit entre 23 heures et 7 heures du matin), seulement trois ont fait l’objet de sanctions. Trois autres ont donné lieu à des avertissements et il y a eu un cas de mesure de clémence. Ces infractions ne sont pas le fait d’avions différents : 58 vols ont en effet été pris en dépassement de plus de deux décibels sur une seule balise de contrôle et 11 sur deux balises, indique le rapport d’activité 2020 de l’autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires de la Région wallonne.