Dans certains quartiers, il est difficile, même impossible, de s’entendre avec ses voisins. Calogero, le Castellinois (Châtelineau), a du mal à s’entendre avec Alain. Non pas à cause des agissements de son voisin, mais plutôt à cause de son poulailler… Le conflit de voisinage débute en 2018, lorsqu’Alain installe un poulailler pour poules et ses coqs.

Calogero ne supporte pas le gloussement des poules et le chant du coq. Une méditation de quartier est mise en place pour tenter de solutionner ce problème et le conflit entre les deux hommes. En mars 2019, cette procédure semble porter ses fruits puisqu’Alain déplace son poulailler. Pour lui, ce geste signifie la fin des tensions avec son voisin. Mais Calogero n’est toujours pas satisfait. Le septuagénaire passe donc à la vitesse supérieure et se rend fréquemment chez Alain en lui demandant de virer ses animaux…

Le 6 avril 2019, la scène prend une triste tournure avec une scène de coups. Et c’est là que la tâche du tribunal s’annonce difficile. Alain prétend avoir été frappé en premier avant de chuter lourdement au sol, se cognant la tête. "C’est quand même malheureux d’être arrangé ainsi pour un coq. J’ai une vertèbre qui ne tient plus depuis les événements, même si je n’étais déjà pas en bonne santé à ce moment-là", explique le riverain en affirmant qu’il a subi une incapacité de travail de plus de quatre mois, circonstance aggravante selon le Code pénal.

De l’autre côté de la barre, Calogero a un autre souvenir de la scène. "Il m’a insulté de sale italien, m’a dit de retourner dans mon pays, a insulté ma mère avant de me donner un coup de poing au nez. J’ai saigné et je l’ai repoussé." 

Pour être enfin reconnu comme victime, Alain a décidé de lancer une citation directe contre son voisin.

Le parquet avait classé le dossier sans suite, estimant que les deux parties avaient leur part de responsabilité dans les faits. Ce mardi, la substitute Broucke ne se mouille toujours pas et laisse la décision finale au tribunal correctionnel. Toutefois, si Calogero est reconnu comme l’auteur de coups, une mesure de faveur est requise. Décision le 20 avril prochain.