C'est dans un billet d'actualité du 7 janvier dernier que les hôpitaux publics de Charleroi, chapeautés par l'ISPPC, annoncent la nouvelle: pour le traitement de certains cancers de la prostate, le CHU de Charleroi propose une nouvelle technique appelée "stéréotaxie".

C'est le professeur Gert De Meerleer de l'UZ Leuven qui a mis cette technique au point, qui permet de diviser par cinq le nombre de séances de "rayons" nécessaires. De 25 séances en cinq semaines, le patient passe ainsi à 5 séances en cinq semaines. La technique a été importée au CHU de Charleroi par le docteur Bart De Naeyer: "Cette évolution est réalisable grâce à la haute technicité de nos équipements de radiothérapie et aux calculs précis de notre service de Radiophysique médicale qui permet de donner une dose très importante par séance", dit-il, cité par le billet web sur le site du CHU"L’augmentation de la dose par séance n’est pas ressentie par le patient qui, en revanche, voit son bien-être amélioré puisque ses déplacements en milieu hospitalier sont cinq fois moins nombreux. Dans un avenir proche, ces 5 séances pourront même être réalisées en deux semaines et demi", précise l'ISPPC.

Cette nouveauté devrait concerner une vingtaine de patients chaque année. Le CHU de Charleroi a traité son premier patient par stéréotaxie en décembre 2021. "Ce traitement ne s’applique pas à tous les patients souffrant d’un cancer de la prostate", poursuit le docteur Bart De Naeyer dans le billet. "Ceux-ci doivent en effet répondre à plusieurs critères : il doit s’agir d’un cancer à risque intermédiaire ou à haut risque, sans métastases ou atteinte ganglionnaire. Le patient doit en outre être discipliné, suivre un régime alimentaire strict et se présenter à chaque séance avec une vessie pleine et un rectum vide." Pour bénéficier de ce traitement, il est nécessaire de consulter l’un des urologues du CHU de Charleroi. Le numéro 071/92.25.11 permet de prendre rendez-vous, conclut le billet.