"Depuis plusieurs années et surtout quelques mois, les coussins berlinois sont vraisemblablement devenus de plus en plus présents à Charleroi", s'est inquiétée la conseillère Laëtitia Dehan dans une question adressée à l'échevin de la mobilité Xavier Desgain, qui souligne les désagréments sonores de ce type d'installations pour les riverains, et les dangers pour les motards notamment ceux en plastique ou caoutchouc, glissants. Y a-t-il des alternatives?

À Charleroi, les coussins berlinois sont composés de béton préfabriqués, "et les quelques synthétiques qui subsistent sont amenés à disparaître", a voulu rassurer l'échevin. Leur coût est estimé à 5.000€, pour une durée de vie pouvant aller jusqu'à plusieurs dizaines d'années. Une solution donc "fonctionnelle et peu onéreuse" d'après lui pour faire baisser la vitesse tout en laissant le passage libre pour les roues de véhicules plus larges tels que les ambulances et les bus. Mais il y a des règles à respecter par rapport à la bordure de la chaussée, aux virages, aux carrefours, à l'éclairage public et à l'accès des garages. 

"Nous restons attentifs aux innovations techniques qui pourraient encore améliorer la sécurité tout en diminuant les nuisances actuellement induites par les coussins berlinois", note tout de même Xavier Desgain. ll cite notamment le casse-vitesse sinusoïde : il faut aménager les trottoirs et l'écoulement des eaux, ce qui implique un coût bien plus important, mais qui ne "solutionnera pas toutes les nuisances sonores puisque il y a un phénomène de décélération et d'accélération"

Il signale cependant que le prochain marché stock des accessoires de voirie intégrera justement "une plus grande variété de dispositifs ralentisseurs, dont des casse-vitesses sinusoïdes, ce qui va permettre d'apporter des solutions là où le placement des coussins berlinois s'avère difficile". Le recours à ces casse-vitesses sinusoïdes "pourrait être accentué, surtout dans les zones résidentielles où le problème des passages de bus ne se pose pas".