Fondé en 1971 à l’initiative du PTB, le réseau de la Médecine pour le Peuple dispose actuellement de 11 cabinets médicaux à Bruxelles, en Flandres, mais aussi en Wallonie.

A Charleroi, la Médecine pour le Peuple s’est installé à Marcinelle, il y a presque 25 ans. Elle se compose de quatre médecins, de deux infirmières, un kinésithérapeute, d’une gynécologue, d’une psychothérapeute, d’une logopède et d’une assistante sociale. Aujourd’hui, c’est près de 2000 carolos qui sont inscrits au sein de cette structure. "L’idée est de proposer une médecine de qualité. Nous soignons le patient sans qu’il y ait de freins derrière", explique Sofie Merckx, députée PTB et porte-parole de la Médecine pour le Peuple. "La santé est un droit pour tous. Personne ne devrait payer pour se faire soigner", renchérit un autre médecin de ce cabinet carolo. En effet, dans cette maison médicale, les gens ne payent pas de consultation. Le personnel soignant reçoit leur salaire par l’INAMI.

De plus, à Charleroi, cette structure se bat au-delà de la question médicale. "Beaucoup de maladies sont liées à un travail pénible. A Charleroi, nous nous battons sur d’autres questions comme celles des conditions de logements, celles des titres services ou encore celles sur la hausse des salaires, etc. Nous agissons au-delà du cadre médical", ajoute la porte-parole.

Avec la crise sanitaire, la Médecine pour le Peuple de Marcinelle a apporté une aide précieuse aux habitants de la région qui n’avaient pas de médecin traitant. "Beaucoup de gens cherchaient un médecin généraliste durant cette période. Ensuite nous avons aussi contacté des personnes qui étaient isolées pour leur proposer notre aide. Nous avons aussi créé un centre de testing. Le combat contre la pandémie dépasse le cabinet", confie Sofie Merckx.

La qualité des soins de santé reste toujours une question importante dans une ville comme Charleroi.