Les parents s'inquiètent parfois pour la rentrée. Les enfants peut-être aussi, voire certains professeurs. Mais du côté de la direction de l'Athénée Royal Yvonne Vieslet, à Marchienne-au-Pont, pas d'inquiétudes : on est prêts.

"Je pense que l'inquiétude vient parfois aussi d'une difficulté à comprendre comment fonctionne l'enseignement public, chez certains parents en tout cas", explique Vinciane Tosini, la directrice. "En fait, chaque pouvoir organisateur a son propre modus operandi : il y a une circulaire qui est émise par la ministre, mais ensuite chacun gère. Sauf qu'il faut bien comprendre, pour les parents, que du coup les précisions de la circulaire qu'ils ont vu à la télévision ou lu dans les journaux est affinée dans l'école où leur enfant est inscrit."

Tout le côté médical est pris en charge par le centre PMS, l'école ne gère que la partie pédagogique : "concrètement, si un cas devait être détecté, on prévient le centre PMS qui s'occupe d'accompagner les parents. Et s'il est isolé, alors c'est l'école qui lui proposera les devoirs et leçons à distance. Au niveau de l'Athénée, on a surtout préparé pas mal de plan de communication, pour informer et rassurer les parents et les enfants. Quoi qu'il arrive, il faut qu'on soit là." Une attention particulière a notamment été mise sur la façon de communiquer en cas d'urgence sanitaire, pour ne pas pointer du doigt un enfant qui est suspecté d'avoir ou qui a contracté le virus. Parce qu'il ne faut pas qu'il soit "pestiféré" à son retour. "Si le médical dit que l'enfant peut revenir, alors l'enfant peut revenir."

Est-ce qu'on craint une fermeture de certaines classes voire l'école, à un moment ? "Pas nécessairement. L'horaire, les cours, les récréations, ... tout a été pensé pour pouvoir savoir à tout moment qui a été en contact avec qui et qui ne l'a pas été. C'était une grosse organisation, parce qu'il n'y a pas que les enfants et les profs, il y a aussi les ouvriers, les nettoyeuses... d'ailleurs faire cet horaire revu et corrigé pour cette rentrée va beaucoup soulager ces dernières, qui ont couru partout à la fin de l'année passée. Ici, on aura toujours une vue sur l'ensemble des mouvements et des présences, ce qui permet d'optimiser à la fois le travail de nettoyage et savoir comment réagir si quelque chose devait se passer sur le plan sanitaire." 

Vinciane Tosini se rend bien compte que le risque zéro n'existe pas, "je peux vous dire que mes nuits ne sont pas sereines pour autant et qu'on est toujours à l'affut. Mais on a prévu du mieux qu'on pouvait, et pour le côté médical je fais confiance à mon pouvoir organisateur. Par contre, c'est sûr que je suis heureuse et optimiste de rentrer. Sereine, on verra dans quelques semaines, une fois que nos plans auront pu être mis à l'épreuve. D'ici là, on va surtout s'occuper du bien-être des enfants, parce qu'il ne faut pas non plus qu'on se déshumanise, les enfants doivent pouvoir venir souriants et confiants à l'école."

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