Charleroi 60.000 euros ont été prévus au budget communal.

La ville de Charleroi gère un parc immobilier de 550 biens : maisons communales, complexes sportifs, infrastructures culturelles, reposoirs et autres bâtiments publics. Le vandalisme auquel ces biens sont exposés a beau être gratuit, il coûte cher à tout le monde.

Chaque année, les tags occasionnent des dégâts à hauteur de 60.000 euros, soit 5.000 euros par mois : un budget correspondant a été affecté à leur enlèvement pour 2015 et les trois exercices à venir de la mandature, soit un total de 240.000 euros.

Les interventions ne concernent que le domaine public : les graffitis et bombages effectués sur des biens privés sont à charge de leurs propriétaires. Et leur présence renforce le sentiment d’insécurité.

Dans une question écrite au conseil communal, Luc Parmentier (Ecolo) suggère à l’échevin Cyprien Devilers (MR) en charge de la Propreté et de l’Environnement de s’inspirer d’une expérience mise en place à Tournai : la Ville et son intercommunale Ipalle s’y sont associées pour élargir le service aux particuliers. Ceux -ci peuvent en bénéficier gratuitement, sur demande.

Comme l’explique Parmentier, "Ipalle met trois travailleurs à disposition à raison de deux jours par semaine. Coût de l’opération : 70.000 euros par an. De plus, si un tag réapparait après le nettoyage, l’intercommunale s’engage à l’enlever dans un délai de 48h : les statistiques démontrent que cela a un effet dissuasif."

Parallèlement, un dossier répressif est toujours instruit par l’administration : quand les auteurs sont identifiés, ils se voient sanctionnés par une amende administrative, et les frais de remise en état leur sont réclamés. Cyprien Devilers s’est engagé à étudier l’initiative de manière approfondie. "Si des mutualisations de moyens sont possibles dans le domaine de la propreté publique, il n’y a pas de raison de s’en priver. La question relève toutefois des instances de l’ICDI où elle sera posée", dit-il. L’échevin le souligne : "depuis le début de la mandature, le budget a été indexé tous les ans. Le montant était de 20.000 euros en 2013, il a été doublé en 2014 avant d’augmenter à nouveau de 50 %, pour atteindre 60.000 euros." Actuellement, cette enveloppe ne permet pas à la Ville d’intervenir sur le domaine privé. Cyprien Devilers s’est engagé à étudier la question.