Samedi matin à la rue de France, des associations s'étaient donné rendez-vous à l'initiative du CAL (Centre d'Action Laïque) et de l'asbl La faim du mois. Leur but, se réunir au même endroit afin de faire don de repas, de colis alimentaires, de vêtements ou encore de jouets pour les plus petits.
Sur place, l'asbl Bouge, Tibi, Les Récoltes Solidaires, l'Eden et la Faim du mois offraient, en plus des dons, un moment d'attention et de chaleur humaine à des personnes que la crise liée à la Covid a touchée de plein fouet. "Le concept de village solidaire a été créé lors du premier confinement en voyant la demande de plus importante des personnes impactées par la covid que ce soit en termes de perte de travail ou autre. Les étudiants aussi n'ont pas été épargnés. Lors de cette première édition 1.500 personnes s'étaient présentées," explique Geneviève Briclet du CAL.

L'organisation d'une deuxième édition tombait sous le sens. "En voyant le deuxième confinement nous nous sommes dit qu'il fallait mettre sur pied une deuxième édition car les besoins sont différents en été."

Geneviève Briclet tire également le triste constat de l'augmentation des personnes précarisées. "Nous avons de plus en plus d'étudiants ainsi que des travailleurs qui ne s'en sortent pas face à l'augmentation du coût de la vie. Il n'y a plus seulement des personnes de la rue. Seulement 5 à 10% des personnes dans la file ne sont pas directement impactées par la crise."

Les responsables des associations présentes tirent tous la sonnette d'alarme et lance une bouteille à la mer pour une plus grande prise de conscience du phénomène par les politiques.