Depuis vendredi, le tribunal correctionnel de Charleroi examine les dossiers Covid-19. Ce mercredi, six personnes ont été convoquées pour s'expliquer sur les infractions.

Depuis l’instauration des mesures de confinement par le gouvernement fédéral, le parquet de Charleroi a décidé de sanctionner pénalement les citoyens qui ne respectent pas les mesures de confinement. Les personnes qui ne respectent pas les mesures de confinement reçoivent une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel de Charleroi dès la deuxième infraction constatée par les différentes zones de police.

Ce mercredi, le tribunal correctionnel a examiné six dossiers de non-respect des mesures de confinement (non-respect de la distanciation sociale, déplacements non essentiels et rassemblement de plusieurs personnes). Julien et Mylène ont été surpris par la police, le 30 mars dernier, au domicile d’un ami à Charleroi avec quatre autres personnes. Ce sont les voisins du propriétaire des lieux qui ont avisé la police pour un tapage nocturne. Le ministère public a requis une peine de prison contre les deux prévenus, qui ne se sont pas présentés face à la juge Hermant.

"Je m’en fous de l’épidémie"

Dylan, lui, est l’exemple type de la personne qui n’a rien compris et semble s’en foutre du danger que représente la pandémie. Le 11 avril, Dylan est contrôlé en compagnie de plusieurs copains en face d’une station essence. Tout le petit monde boit tranquillement. Quand la police intervient, la situation devient tendue et Dylan précise "s’en foutre du virus et s’il le chope, ce sera uniquement de sa faute." Dylan est emmené en cellule, mais il s’énerve et se casse la main contre le mur de sa cellule. Quand il quitte les lieux, il n’oublie pas d’invectiver les policiers. Le lendemain, Dylan est surpris par la police, à l’agora space, à boire avec des amis. Le 13 avril, Dylan publie sur Facebook des menaces contre un policier qu’il identifie. Une peine de 2 ans de prison ferme a été requise.

À 4 en voiture

Ramzi, Nassim et Nour-Eddine, âgés de 19 et 20 ans, ont été contrôlés le 20 mars à Courcelles, ensemble en voiture avec une autre personne alors qu’ils ne vivent pas sous le même toit. Ramzi et Nour-Eddine n’ont pas compris la leçon puisque deux jours plus tard, ils sont surpris dans un véhicule avec 3 autres personnes à l’intérieur, dont deux enfants, "pour aller chez le coiffeur." Le ministère public ne s’est pas opposé à une peine de travail pour les trois jeunes prévenus, qui ont pointé le bout de leur nez à l’audience. Les différents jugements seront prononcés le 27 mai prochain.