Paul Trigalet s’est éteint le 25 mai 2018, le souvenir de son action reste vivace dans le milieu associatif wallon et à Bruxelles. Ce prêtre ouvrier avait voué sa vie à combattre le sans-abrisme et à militer en faveur du droit au logement pour tous. A Charleroi où il a mené la plupart de ses batailles, son nom pourrait passer à la postérité. 

La volonté est en effet de l’associer à un lieu ou un site, comme l’ont confirmé au conseil communal les membres du collège dans leur réponse à l’interpellation citoyenne de Bernard Ide, membre de l’ASBL Solidarités Nouvelles créée par Paul Trigalet.

Comme l’a rappelé l’échevin en charge de l’Etat Civil Mahmut Dogru, il n’est pas possible d’attribuer à une voirie le nom d’une personne dont le décès date de moins de 50 ans. Il est en revanche permis de le faire pour un pont non habité, un parc, une école ou un jardin. Bernard Ide a indiqué que la préférence allait à un pont pour la symbolique et le rapport direct avec les SDF. 

Dans sa traversée du centre-ville, la Sambre est enjambée par quatre ponts, dont trois sont déjà nommés : ceux de la Résistance, Baudouin et Olof Palme. Il suggère donc de rebaptiser la placerelle en placerelle Paul Trigalet. A moins qu’une autre suggestion soit avancée. 

Paul Magnette en a pris l’engagement : la volonté politique aboutira dans un délai raisonnable. Entendez dès que possible. Il ne suffit pas en effet de s’accorder sur un lieu. Un avis de la commission odonymique est requis, et c’est seulement s’il n’y a pas d’objection que le projet doit obtenir l’approbation du conseil communal. 

Paul Trigalet est une figure connue de l’action sociale à Charleroi.