Charleroi Depuis le 1er janvier les animaux sont considérés comme des êtres conscients, sensibles et vivants.

"Aujourd’hui, en région Wallonne, l’animal est reconnu comme un être vivant et plus comme un objet. Celui-ci est un être sensible sujet à ressentir la douleur et la maltraitance," se félicite d’emblée Franck Goffaux directeur de la SPA de Charleroi.

En marge de cette reconnaissance, plusieurs changements. Il est maintenant obligatoire d’avoir un permis pour détenir un animal chez soi. Même si plusieurs personnes se sont précipitées dans différents services communaux pour récupérer ce permis, il n’est actuellement pas matérialisé par un document physique. "Toute personne propriétaire d’un animal possède ce permis. En revanche, celui-ci pourra lui être retiré pour une durée définie par la gravité de la maltraitance animale," explique le directeur. Bien évidemment, en cas de perte du permis, l’animal serait saisi et confier à la SPA, par exemple. Le nouveau code prévoit aussi qu’un animal ne pourra plus être constamment lié. Auparavant, un animal pouvait être enchaîné toute sa vie à partir du moment où il disposait au moins de 3 mètres de chaîne lui permettant de se nourrir et de s’abriter.

Pour ce qui est des chats, il sera impératif de les stériliser et de les identifier. Dans les mois futurs, la SPA constatera les effets de la mise en place d’une telle réforme. "Là où ce n’est pas encore très clair, c’est de retirer le permis en cas d’abandon. Or certains abandons sont parfois obligatoires dans le cas d’allergie d’un des membres de la famille d’accueil."

Pour effectuer les contrôles, les services du bien-être animal alertés pourront constater les manquements de même que les inspecteurs de la SPA.

"Nous avons entre 700 et 800 sollicitations par an pour ce que les gens estiment être des maltraitances. Une fois retirées les histoires de voisinage, nous aurons maintenant le pouvoir de faire constater et faire sanctionner les maltraitants. Nos effectifs sillonnent les rues des 30 communes et entités avec lesquelles nous sommes conventionnés, ce qui représente une superficie de 1 800 km²."

Pour ce qui concerne les manèges à chevaux, ils seront totalement interdits en 2024. Certaines communes ont déjà pris les devants comme Courcelles qui reste dans le peloton de tête en matière de bien-être animal et Montigny-le-Tilleul. À Charleroi, la Ville a décidé de laisser aller le bail du seul manège restant à son terme.