Le quartier de Charleroi Sud se prépare à entamer une mue spectaculaire. Associant la Ville, le Port Autonome de Charleroi (PAC) et l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW), le projet vise à renforcer la présence de la nature en milieu urbain et la multimodalité dans un cadre de vie apaisé.

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À partir de ce 12 avril et jusqu’au 31 décembre 2023, les travaux s’articuleront sur deux axes : d’une part l’aménagement des quais de Sambre en rive droite (mais aussi un tronçon en rive gauche entre la rue de l’Ecluse et le quartier Interbéton), de l’autre le remodeling de l'esplanade de la gare avec l’intégration d’une nouvelle gare de bus, et le déplacement de la boucle du métro.

Comme l’expliquent le ministre des Transports Philippe Henry, le bourgmestre Paul Magnette et le président du PAC Christian Laurent qui coordonnera les opérations, toute la mobilité du périmètre va être repensée.

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L’un des principaux changements, ce sera la piétonnisation de l’espace et la disparition de la circulation automobile en rive droite. Pour se déplacer d’est en ouest dans le quartier, les usagers devront emprunter la rue de la Villette à l’arrière. La création d’un nouvel échangeur autoroutier facilitera l’accessibilité des lieux.

À l’avant, un parc linéaire verra le jour le long de la rivière, ce qui améliorera la sécurité et la qualité de vie.

Auteur du projet pour l’association Dessin & Constructions/Arcadis, l’architecte Chantal Vincent a retravaillé le halage pour le rendre plus attractif et praticable aux modes de déplacement doux.

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"Grâce à ces futurs aménagements, l’esplanade de la gare de Charleroi est appelée à devenir un des pôles multimodaux les mieux desservis de Wallonie, combinant différents modes de déplacement durables", indique Philippe Henry.

L’ensemble des travaux de la zone représentent un investissement de 25 millions d’euros, majoré de 24 autres millions pour la création d’un nouveau couloir sous-voie pour connecter l’avant et l’arrière de la gare, à charge de la SNCB et d’Infrabel. S’ajoute la facture du nouvel échangeur (7 à 8 millions), le coût de la création d’une halte nautique qui clôturera l’aménagement du périmètre et les 105 millions demandés pour le projet A6K/E6K à côté de l’ancien hôtel des chemins fer.

Les autorités ont exigé une exécution éco-responsable. Ainsi, plus de 17.000 tonnes de matériaux seront acheminées par voie d’eau, soit l’équivalent d’un millier de camions.

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