La fripe c’est chic ! En effet, depuis quelque temps déjà, les magasins de seconde main sont à la mode. Mais avec la crise sanitaire, de nouvelles personnes fréquentent ces boutiques pour dénicher de bonnes affaires à petits prix.

Depuis le premier décembre 2020, une boutique des Petits Rien s’est installée au Boulevard Tirou à Charleroi avec un concept de pop store. "Nous allons rester six mois à Charleroi au vu d’évaluer la clientèle carolo", explique Fabrice Carpentiers, responsable de zone pour les Petits Riens.

Malheureusement, pour la chaîne de magasin de seconde main, la fréquentation de son échoppe carolo n’est pas rendez-vous espéré. "Nous pensions avoir fait un bon choix d’emplacement mais avec la fermeture de l’horeca et avec le télétravail, l’endroit est moins fréquenté qu’avant. Par contre, les personnes aiment ce concept et elles reviennent souvent", ajoute le responsable de zone.

Ce point négatif de la fermeture des cafés et des restaurants est aussi remarqué par Eléonore Vicari, gérante de Troc’INN, un dépôt vente haut de gamme à la rue de Montigny à Charleroi. "Les mesures sanitaires freinent la visite des clients dans les magasins. Mais l’attrait pour les boutiques de secondes mains est toujours là. Les gens sont soucieux de l’écologie. Ils n’ont plus honte de porter des vêtements d’occasion."

De plus, le premier confinement a eu un effet positif sur les dons de vêtements. Les carolos ont eu plus de temps pour faire un tri dans leurs affaires.