Près d'un cinquième des candidats est primo votant.


La semaine dernière, la tête de liste de C+ Eric Goffart a convié à Gilly ses troupes à se présenter une ultime fois avant le jour du scrutin électoral. Le public venu assisté nombreux à la soirée festive a voulu marqué son soutien à ce qui est plus un mouvement citoyen qu'un parti politique dans le sens stricte du terme.

Au programme, amusement et discussions sérieuses autour d'un verre. Le but était aussi de mettre à l'aise les nombreux primo votant ET candidats de C+.

En effet, avec 20 % de candidats de moins de 24 ans, le mouvement citoyen se lance un sérieux pari : celui de la jeunesse.

Autre statistique de taille : la formation politique est composée à 60% de personnes qui n'ont jamais été impliquées activement dans la vie politique locale.

Les jeunes ne craignent pas d'être envoyés dans le grand bain car ils se disent bien entouré. Avec des réunions hebdomadaires, ils ont eu la possibilité de satisfaire leur curiosité et de calmer leurs inquiétudes.

Étudiants ou travailleurs, ils comptent bien apporter leur enthousiasme et leur vision moderne pour un nouveau Charleroi. Au moment de décider du programme, les jeunes ont été entendu et en lieu et place d'un programme stricte et conventionnel, ils ont débattu pour mettre au point 55 propositions.

Alice, Lætitia, Maguy, Kilian et Alix n'ont pas le sentiment d'être utilisé mais se sentent bien à leur place. "Nous nous trouvons plus utiles ici plus que dans un fauteuil devant FIFA 19. Nous pouvons être des exemples pour nos amis et familles et sommes reconnus comme tels. Ça ne sert à rien de se plaindre si on essaie même pas de changer les choses et ça commence par son quartier."

Quand on leur demande comment voter, certains n'hésitent pas à exprimer ouvertement leur sentiment : "si je n'avais pas été dans C+ je me demanderais encore comment voter. Ce n'est pas quelque chose qu'on nous apprend automatiquement."

Les jeunes estiment avoir été plus qu'aidés: "une campagne coûte de l'argent mais dans notre cas nous n'avons rien à débourser. Depuis qu'Eric (Goffart) et Mohamed (Fekrioui) sont échevins, ils mettent de côté 600 à 700 euros par mois pour nos affiches et différents supports électoraux."