Le Relais Social de Charleroi a organisé la traditionnelle cérémonie en hommage aux disparus de la rue.

Lors de la cérémonie d’hommage à l’hôtel de ville l’émotion étaient vive au moment d’évoquer le souvenir de personnes, d’êtres humains décédés souvent loin des regards. Ces morts de la rue sont au nombre de 18 cette année. Qu’ils s’appellent Yves, Bertrand, Stéfania, Emile, Grégory, Thierry ou encore Youness tous sont morts dans le dénuement le plus total.

Contrairement aux idées reçues, les hommes et les femmes décédés ne sont pas tous des SDF morts de froid pendant l’hiver. “Qu’on vive à la rue ou dans un logement précaire il n’y a pas de saison pour mourir,” explique Ludivine Losson, coordinatrice adjointe au Relais Social de Charleroi. “Nous trouvons indispensable de nous réunir et évoquer leur mémoire. Certains sont décédés dans l’anonymat général. Leurs proches ne l’ont parfois su que plusieurs jours ou mois plus tard. Si ces hommes et ces femmes meurent dans la rue. La position des mal logés n’est pas plus enviable. Non seulement, ils ne sont pas dans les meilleures conditions de réinsertion mais ce n’est pas parce qu’on a trouvé à se loger qu’on est tiré d’affaire. Il faut réapprendre à vivre normalement en suivant les principes de la société. Nous sommes là pour aider ceux qui le veulent car pour aider une personne qui n’a connu que la rue il faut gagner sa confiance.”

La première échevine, Julie Patte, a pris la parole afin de faire part de la fragilité de certains êtres humains et du besoin de construire une société où chacun à sa place. De son côté, le président du CPAS, Philippe Van Cauwenberghe, a rappelé tout ce qui est en place en termes d’assistance sociale.

Pour conclure, Ludivine Losson a expliqué l’importance de l’hommage : “les disparus sont avant tout des êtres humains qui méritent le respect même dans la mort.”​