Charleroi L’organisme de paiement des allocations familiales est installé.

Régionalisées depuis le 1er janvier, les allocations familiales seront payées en Wallonie par cinq organismes agréés, dont la caisse publique Famiwal appelée à gérer 300 000 dossiers, soit 36 % des familles concernées.

Elle dispose pour cela d’un budget annuel de 872 millions d’euros, dont 28 pour les frais de fonctionnement. À elle seule, l’informatique consomme près d’un quart de cette enveloppe, 6 millions.

Comme le prévoit l’accord de répartition des compétences, l’institution a établi son siège dans la capitale sociale wallonne, Charleroi.

Son administration centrale a investi deux plateaux de bureaux du bâtiment Soleo au boulevard Mayence, où une centaine d’agents seront occupés.

Le bail conclu a une durée de 6 ans, dans l’attente de la construction d’un siège commun avec l’AViQ, l’Agence pour une Vie de Qualité.

Si aucune localisation n’a été définie à la ville basse, le coût de l’opération est estimé à 45 millions.

L’infrastructure devrait développer 21 000 mètres carrés, pour accueillir entre 600 et 700 travailleurs.

C’est un président carolo que le gouvernement wallon a désigné pour piloter le comité de gestion de Famiwal : Philippe Charlier (CDH) est conseiller communal à Aiseau-Presles et président d’arrondissement des Humanistes. Il préside actuellement le fonds de garantie des bâtiments scolaires de la Fédération Wallonie Bruxelles.

La première réunion est convoquée la semaine prochaine, le vendredi 11.

En Wallonie, où près de 1,2 million d’enfants et étudiants de moins de 25 ans bénéficient d’allocations familiales, le premier défi se profile à l’horizon : c’est le paiement correct des allocations pour le 8 février, une opération qui doit être administrativement clôturée à la fin de ce mois. "La migration informatique des fichiers et données a été bien préparée", indique le président.

Il y aura tout de même du changement pour les bénéficiaires. De fait, l’allocation de base ne sera plus liée à la situation professionnelle des parents. "Nous étions en effet attachés au principe qu’un enfant égale un enfant", souligne Charlier.

Afin de compenser les inégalités sociales, il a été décidé d’octroyer des compléments financiers. Le décret organise les missions : outre les allocations, il impose à Famiwal de rechercher les enfants qui n’en bénéficient pas, car non sollicitées.

Un site Internet détaille les montants à payer. Il est possible d’y consulter son dossier personnel. Infos : www.famiwal.be