La Ville a prévu un nouveau plan d’action pour la remise à neuf des cours d’écoles sur les prochaines années

Le nouveau plan d’action, initié conjointement p ar les échevins Éric Goffart (cdH) et Julie Patte (PS), prévoit de réparer les cours des 82 établissements scolaires de l’entité.

L’idée derrière ce plan, c’est de rénover les écoles qui en ont le plus besoin en priorité, sans se limiter à une période de temps ou à un budget spécifique. C’est pourquoi, les autorités communales vont établir une liste des écoles, et pour chacune, vérifier l’état de la cour de récréation.

"Sur Charleroi, il n’y a pas moins de 82 établissements scolaires et autant de directeurs qui vont vouloir participer", explique Éric Goffart (cdH), échevin des Travaux et des Voiries. "Il est donc nécessaire de pouvoir prioriser les écoles où les rénovations sont les plus pressantes." Pour cela, ils se réuniront à plusieurs autour de la table, tous les trois mois : l’échevine de l’Enseignement, l’échevin des Travaux et des représentants de l’administration.

"Une fois la liste effectuée, nous laisserons les responsables de nos équipes prendre les décisions de quand et où commencer les travaux précisément", continue l’échevin. "C’est une occasion pour eux aussi de montrer leur savoir-faire." Ayant dans son giron à la fois les Voiries et les Travaux, Éric Goffart (cdH) peut ainsi répartir plus facilement les travaux des bâtiments et ceux des cours d’écoles, en utilisant le même personnel pour les deux.

Pour l’instant, ce sont les écoles du Fond Jacques, à Couillet, et des Haies, à Mont-sur-Marchienne qui ont profité des premiers travaux. Si pour la première, le chantier est terminé, il devrait l’être la semaine prochaine pour la seconde, avec la pose du nouveau tarmac.

À l’origine de ce plan, un constat : "Nos équipes se sont rendu compte, pendant qu’elles préparaient la rentrée en effectuant des réparations habituelles dans les bâtiments, que les cours étaient dans un état catastrophique." C’est la raison pour laquelle cette "nouvelle dynamique" a été mise en place : elle va permettre la rénovation en profondeur de plusieurs cours par an durant les périodes d’interruptions scolaires, sans pour autant porter de coup dur aux finances de la Ville.

"Contrairement aux bâtiments, où il faut établir des marchés publics, ici, nos services peuvent s’en charger avec le matériel communal existant", termine l’échevin.


L’enseignement : une priorité

Rénovation des cours, construction de nouveaux établissements, engagement de personnel, la Ville essaye de faire mieux.

Ce plan d’action conjoint est l’incarnation de la nouvelle priorité de la Ville de Charleroi : l’enseignement.

"Nous avons investi 9 millions d’euros dans les écoles carolos", précise l’échevine de l’Enseignement Julie Patte (PS). "Il y aura 4 inaugurations en septembre : l’école de l’Ouest à Lodelinsart, l’école de la Bassée à Roux, l’école du Bois à Ransart et l’école du Centre, à Gosselies. De plus, un nouveau bâtiment est en construction à Marcinelle, il devrait être terminé pour la rentrée 2017."

Concernant les cours d’écoles, l’échevine est formelle : c’est un aspect important du cadre de vie des enfants qui y passent de nombreuses heures chaque année. Mais les travaux qui ont commencé cet été et qui s’étendront durant les vacances des prochaines années sont aussi une nécessité pour la sécurité des enfants. "Il peut y avoir des zones d’insécurité dans des cours en mauvais état. Ces rénovations, en profondeur, sont devenues indispensables."

À l’école des Haies de Mont-sur-Marchienne, par exemple, le nombre d’inscription est en expansion constante. "Les travaux devaient absolument être faits, il y a de plus en plus d’enfants, et on était loin d’avoir une belle surface plane. C’était vraiment nécessaire."

Des travaux qui, d’après l’échevine, sont aujourd’hui une priorité à cause du manque de financement que l’enseignement a connu précédemment. Dans cette même optique, une équipe de 20 ouvriers PTP a été engagée récemment pour s’occuper des réparations urgentes dans les écoles, sans devoir passer par la case marché public.

Derrière ces grands projets pour les écoles se cache une volonté politique : réduire la charge de travail sur les directeurs et les enseignants, pour qu’ils puissent se concentrer sur leur travail premier, s’occuper de l’éducation des jeunes.