Charleroi

Avec l’ambition de doubler le nombre d’entreprises créées annuellement dans la région de Charleroi Métropole (passer de 10 à 20) et de doubler le nombre d’emplois créés (passer de 120 à 250 par an), le Centre d’Entreprises Héraclès, le département économique d’Igretec et le Switch Co-working se sont rassemblés sous une seule et même bannière : Charleroi Entreprendre.


Lancée aujourd’hui, la plateforme vise à simplifier l’entreprenariat. Qu’on soit un jeune étudiant qui veut lancer une activité professionnelle, un entrepreneur qui veut lancer sa boîte ou une entreprise qui cherche à se renouveler, on se retrouve d’habitude face à une panoplie sans fin d’intervenants, de départements, d’administrations, d’entités légales et autres, parfois sans savoir à quelle porte frapper pour réaliser son projet. Désormais, Charleroi Entreprendre viendra combler ce manque. Que ce soit juste pour rediriger vers le service adéquat ou pour directement accompagner les porteurs de projets dans leurs démarches.

Pour y arriver , la Delivery Unit du plan Catch, créée à la fermeture de Caterpillar et vouée à booster l’emploi dans le bassin carolo mais dont la mission de 3 ans prend bientôt fin, a lancé ce nouveau "guichet unique" dans les anciennes casernes de Tresignies et s’est adjoint le bras financier de la Région Wallonne (Sowalfin), quatre grandes banques (BNP, Belfius, ING et CBC), et Sambrinvest. Le tout, en partenariat avec Charleroi Métropole.

"Je veux créer une entreprise, je fais quoi, je vais où ? C’est ce que se demandent ceux qui veulent se lancer", note le ministre wallon de l’Économie Pierre-Yves Jeholet (MR), invité pour le lancement. "Au niveau de la Wallonie, nous avons lancé le trop peu connu 1890, mais Charleroi arrive avec une vraie plus-value pour les entrepreneurs locaux. Associer le public au privé, avec à sa tête un dirigeant de PME local qui connaît bien les difficultés que peuvent rencontrer les autres entrepreneurs, c’est un modèle qu’on pourra, j’espère, copier ailleurs en Wallonie." Eric Goffart (C+), l’échevin des indépendants, abonde : "il faut redorer l’image de nos services publics, de Charleroi envers le reste du monde, mais aussi de Charleroi envers lui-même. Il y a des jeunes ici qui croient en leur ville, on doit les aider à être les premiers à entreprendre dans la région."

Quatre volets d’accompagnement sont prévus : "se lancer", "se développer", "s’implanter" et "se financer". Un service gratuit, du moins en ce qui concerne le "service public" comme les conseils aux étudiants et l’accompagnement de base, mais aussi payant pour les besoins spécifiques ou la location de locaux (au Switch co-working, par exemple).

"On se donne jusqu’à décembre 2020 pour trouver un équilibre financier et ne plus dépendre que des subsides, et jusqu’à décembre 2021 pour doubler nos résultats !", explique Grégoire Dupuis qui a pris la tête de Charleroi Entreprendre. La structure devra aussi, à l’avenir, s’occuper de coordonner les pôles prioritaires du développement de Charleroi, définis par le plan Catch : les biotechs au Biopark de Gosselies, le digital dans la ville basse et l’ingénierie du côté de la gare du Sud.

Pas après pas, Charleroi bouge.


Site web:  www.charleroi-entreprendre.be