Ce lundi soir, à Sao Paulo, la ville wallonne saura si elle coiffe Paris et Kazan.

Pour ceux qui portent le projet d’accueillir, en 2019, le Mondial des métiers (Worldskills) à Charleroi, l’attente et l’interminable suspense seront terminées ce soir, vers 23 h (heure belge). Pour eux, cette désignation ou non leur fait un peu connaître l’adrénaline rencontrée par ces villes qui postulent à l’attribution des Jeux olympiques. C’est dans le cadre du Worldskills organisé cette année au Brésil (Sao Paulo) que la désignation interviendra. Paris (France) et Kazan (Russie) sont les deux autres villes en lice pour décrocher l’organisation de l’édition 2019. En 2017, la compétition se déroulera à Abu Dhabi en Emirats arabes unis. Pour l’édition 2015 à Sao Paulo, une délégation belge comprenant 22 compétiteurs.

Magnette au Brésil

Si le Worldskills, organisé tous les deux ans, met en lumière, via une compétition rassemblant les meilleurs jeunes du monde dans leurs disciplines, l’importance et la qualité des métiers manuels et techniques, il n’a pas le retentissement international d’une phase finale de Coupe du monde de football ou de Jeux olympiques, l’événement peut permettre de placer Charleroi sur la carte du monde. L’accueil de cet événement ne serait évidemment pas anodin pour une ville comme Charleroi. Le bourgmestre empêché de la ville et ministre-Président wallon, Paul Magnette (PS), sera d’ailleurs présent au Brésil pour connaître l’issue finale du vote de l’assemblée générale de Worldskills.

La plus grande ville de Wallonie, qui tente d’amorcer un solide redressement économique, esthétique, culturel et social est, par son riche passé industriel et sa formation technique et professionnelle dispensée de nombreux établissements scolaires carolos, un endroit tout indiqué. D’autant que le gouvernement wallon, qui met en place une politique visant à développer en Wallonie la formation en alternance, entend bien profiter de l’événement pour attirer les jeunes vers des métiers qui souffrent encore dans nos contrées d’une image plutôt mauvaise.

Pour l’heure, l’équipe carolo présente à Sao Paulo met la dernière main à sa candidature, à son stand et à ses différentes présentations. Et si leur ville est désignée, c’est un tout autre chantier qui devra démarrer puisque l’accueil à Charleroi d’un tel événement nécessitera des infrastructures qui, pour l’heure, sont encore loin d’être prêtes. Une non-désignation de Charleroi ne serait certainement pas la fin du monde pour la ville, mais qu’est-ce qu’elle ferait du bien !