L'asbl milite pour la reconnaissance d'autres genres que masculin et féminin.


La journée du 17 mai est la journée internationale de la lutte contre l’homophobie mais également contre le rejet des personnes transgenres et intersexuelles. Si l’homophobie et la transgenrephobie sont des rejets sur base d’éléments peu probants comme les préjugés et les stéréotypes, ces rejets sont bien souvent assimilés à l’orientation sexuelle d’une personne.

Pour aider les personnes discriminées, les transgenres et leur entourage, l’association Genres Pluriels propose des permanences dans les grandes villes wallonnes et également au sein des locaux de la Maison Arc-en-ciel à la rue de Marcinelle à Charleroi.

L’un des fondateurs et psychologue Max Nisol explique une notion fondamentale : “il y a une différence entre homosexuel et transgenre. Dans le premier cas, il s’agit d’une orientation sexuelle, d’une attirance pour un homme ou une femme du même sexe tandis que transgenre est un adjectif concernant l’identité propre d’une personne. L’accueil individuel proposé par l’asbl s’adresse à toutes les personnes, qui à un moment de leur vie, se posent des questions vis-à-vis de leur identité de genre ou d’une personne de leur entourage.”

De nombreux préjugés ont la dent dure comme le fait qu’une personne transgenre ne sera bien qu’après s’être fait opérer or le but des démarches médicales y compris les opérations ne vise qu’à atteindre un point de confort et non la validation d’une quelconque identité au regard des autres.

Au quotidien, les personnes transgenres sont confrontées à une société qui ne reconnaît que les deux seuls genres masculin et féminin à tel point que ces seuls genres apparaissent sur les documents d’identité et dans le numéro du registre national par exemple.

Les rejets, parfois pernicieux, s’expriment sous différentes formes : le refus de l'accès aux soins appropriés,  le refus d’employer le nom que la personne aura choisi ou encore adjoindre aux personnes transgenres une orientation sexuelle déterminée. Depuis quelques années, le législateur belge a pris conscience de la nécessité d’encadrer légalement les personnes transgenres afin de faciliter non pas le changement de sexe sur un document d’identité mais de changer l’enregistrement du sexe d’une personne transgenre. ​