Il partage la vidéo pour mettre en garde ses connaissances.

Le 10 février 2017, Lévi, père de deux enfants, reçoit une vidéo qui montre un acte sexuel entre un adulte et un enfant. Maladroitement, Lévi n’hésite pas à partager la vidéo à plusieurs connaissances. "Je souhaitais avertir les gens de se méfier des personnes que l’on héberge chez soi", explique-t-il au tribunal.

Mais les autorités américaines transmettent l’information du partage d’un fichier pédopornographique aux autorités belges. Une enquête est rapidement ouverte par le parquet de Charleroi. Une perquisition est même menée au domicile de Lévi. Son matériel informatique est saisi et après analyse, aucun autre fichier pédopornographique n’est découvert à l’intérieur de l’ordinateur. "Je n’ai pas cherché à avoir cette vidéo. Je suis moi-même père de deux enfants et jamais je ne laisserais un enfant subir ça." Sûr de ne rien avoir à se reprocher, Lévi a souhaité se défendre sans avocat.

Son intention n’était pas mauvaise

Le ministère public semble comprendre la véritable intention de Lévi et ne requiert aucune peine de prison. L’homme n’a aucun antécédent judiciaire. "Il n’y a pas de comportement déviant. Il a mal agi, mais son intention n’était absolument pas mauvaise." Un sursis ou une suspension du prononcé est conseillé par la substitute Broucke. Lévi plaide une suspension du prononcé.

Le jugement sera prononcé le 14 janvier prochain.