Charleroi

Eric D. a été condamné à deux ans de prison ferme pour avoir détenu des fichiers pédopornographiques et pour deux attentats à la pudeur sur sa belle-fille âgée de 11 ans.

La victime, placée en SRJ, avait expliqué être victime des massages de son beau-père à sa thérapeute. Selon la jeune fille, son beau-père sortait son sexe durant les séances. Lors de l'enquête, une visite domiciliaire était menée par les policiers qui découvraient à l'intérieur de l'ordinateur familial neuf fichiers pédopornographiques. Le prévenu contestait les deux préventions à sa charge. D'après Eric, Melissa (prénom d'emprunt) mentait.

Pour les fichiers téléchargés, l'homme expliquait ne pas avoir voulu télécharger les fichiers: "J'ai cherché après des films pornos et quand j'ai vu qu'il s'agissait d'autre chose, j'ai directement supprimé." Pourtant, des analyses menées révélaient que le prévenu avait tapé des mots-clés équivoques, démontrant une réelle volonté de télécharger ces fichiers.

Aucun doute sur la culpabilité du prévenu

Le ministère public considérait, malgré les contestations de la défense, les deux préventions établies. La jeune victime avait peur d'en parler à sa mère: "Elle avait tout simplement peur de ne plus être aimée par sa mère et que cela provoque des disputes au sein de la famille recomposée", précisait la substitute Stéphanie Dutrifoy. Le ministère public ne s'opposait pas à une mesure de faveur compte tenu de l'absence de casier judiciaire. Mais une peine de 30 mois de prison était requise.

Le conseil du prévenu plaidait avec confiance l'acquittement pour les deux préventions. " Sa belle-fille a eu un parcours de vie chaotique et il est possible qu'elle ait inventé toute cette histoire." Ce vendredi, le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné le beau-père à 2 ans de prison ferme.