Charleroi Marc Parmentier se dit victime d’une cabale du PTB. Plainte va être déposée.

La transparence a ses limites. Elle est surtout soumise à une obligation légale qui se nom me : "respect de la vie privée." À Charleroi, le PTB va en faire les frais. Le parti emmené par Sofie Merckx s’est récemment indigné de découvrir dans le contrôle des dépenses d’une ASBL subsidiée par la Ville les indemnités payées à un ancien échevin PS pour ses prestations en tant qu’administrateur délégué. De fait : Marc Parmentier que nous avons contacté perçoit 9 000 euros par an pour cette fonction qu’il exerce au sein de l’Atelier M, une maison de jeunes établie à Monceau.

Comme il le précise, cette activité est effectuée dans un cadre strictement privé : fonctionnaire à la Province de Hainaut, il en a demandé et obtenu l’autorisation auprès du collège provincial, qui gère l’institution. Ce n’est pas neuf : "l’atelier M existe depuis 1985", rappelle celui qui est aussi le père de Thomas, échevin PS de la nouvelle majorité communale. C’est précisément là que le bât blesse : s’il ne fait aucun mystère de cette rémunération brute liée à son activité complémentaire pour laquelle il s’acquitte de cotisations sociales et paie des impôts, cette information n’avait pas à être rendue publique.

Marc Parmentier qui a quitté la vie politique active en 2007 ne tient pas ce mandat-là de la Ville ni du secteur public. Le subside de Charleroi est de 5 000 euros par an, tient-il à préciser, ce qui ne représente que 1,5 % du budget de l’ASBL qui occupe sept équivalents temps plein. D’où son étonnement de trouver son nom dans un communiqué du PTB, qui présente cette indemnité comme obscure et indue.

L’administrateur délégué exerce une vraie activité de gestion pour l’obtenir. Comme des centaines d’autres responsables associatifs. Pour lui, le PTB a franchi la ligne blanche : "va-t-on venir fouiller dans mes poubelles pour voir ce que je consomme ou me demander des comptes sur les concerts que je donne à titre privé ?" Pour lui, "il s’agit d’une atteinte à un droit fondamental. Avec une volonté de nuire", soupçonne-t-il. Il nous revient que son avocat a été chargé de déposer une plainte. À suivre.