Charleroi À la Docherie, la rue Jaumet va subir son premier relifting depuis 37 ans.

C’est l’un des axes routiers structurants du district Ouest de Charleroi : la rue Jaumet à la Docherie se prépare à une rénovation lourde comme elle n’en a plus connu depuis… 37 ans ! Il faut en effet remonter au début des eighties pour trouver trace du dernier chantier d’importance, c’est dire comme la voirie en a besoin. Le traitement s’effectuera de façade à façade. Grâce à une intervention de la Wallonie à hauteur de 50 % dans le cadre de son fonds d’investissement, Charleroi a pu enfin inscrire au planning d’exécution cette programmation d’un montant de 1,26 million d’euros. Les travaux débuteront le 18 novembre, pour une durée estimée à 220 jours ouvrables : cela représente une année environ, durant laquelle les usagers et riverains devront prendre leur mal en patience.

Pour cette mandature , le collège communal a mobilisé un budget de 70 millions. "L’excellent bilan que nous pouvons d’ores et déjà tirer de l’année 2019 démontre notre politique volontariste", observe l’échevin C+ en charge des Travaux, Éric Goffart. Un chiffre permet d’en prendre la mesure : dans le cadre de son plan pluriannuel d’investissement, Charleroi a prévu de consacrer cinq millions chaque année aux voiries, et un autre aux trottoirs. L’objectif est de rattraper un déficit considérable d’investissement pour améliorer la qualité de l’espace public et de la mobilité, avec une attention particulière à la sécurité des piétons et cyclistes ainsi qu’à la facilité des PMR.

C’est avec le creusement d’une tranchée pour les impétrants que débutera le chantier de la rue Jaumet. Un terrassement est également prévu dans cette phase préliminaire à hauteur du rond-point. Dans un second temps seulement, les interventions porteront sur le revêtement, et ce, à partir du mois de février.

"Depuis 10 mois, quasiment deux rues ont été rénovées chaque semaine pour un total de 70 rues réparties sur tout le territoire, ce qui représente près de 24 kilomètres", confie l’échevin. Des axes historiquement en souffrance viennent de bénéficier de cette cure de jouvance : c’est le cas par exemple du boulevard Mayence à Charleroi où se trouve la tour de police et Charleroi Danse, de la rue Auguste Delvaux à Jumet, de la rue de la Madeleine à Gosselies et de la rue du Sanatorium à Marcinelle. À Montignies sur Sambre, la rue du Moulin a entamé sa mue, il s’agit d’un chantier d’1,2 million.