Charleroi Le point sur ces maisons partagées, lancée il y a un an.


Lancé sur Charleroi il y a un an, le concept de "co-living" prend bien, mais reste un marché naissant. Ce logement, à mi-chemin entre l’Airbnb longue durée et le kot pour adulte, vise à offrir à des locataires une chambre clé-sur-porte tous frais payés pour 500 ou 600 euros par mois.

Ikoab, la seule boîte qui propose ce type de logements sur Charleroi pour l’instant, a 26 locataires. "On est à 100 % d’occupation dans nos trois maisons du boulevard Audent, de la rue d’Angleterre et de la rue d’Isaac", précise Amaury Michiels, un Carolo en charge du développement de l’entreprise.

Est-ce que ça suffit pour parler de "succès" ? "Il n’y a pas le même potentiel ici, à Charleroi, qu’à Liège ou à Bruxelles par exemple. C’est notamment à cause du contexte socio-économique. L’image est peu à peu en train de changer, et on se bat aussi pour ça change, mais d’autres villes n’ont pas cette mauvaise image qui leur colle à la peau et qui cause tant de problèmes au Pays Noir. On sait par exemple qu’à Liège, les gens qui viennent d’ailleurs en Belgique, ou des expatriés n’ont aucun souci à habiter en ville. S’ils travaillent à Charleroi par contre, ils préfèrent habiter Bruxelles, Nivelles ou Namur. Ca change, doucement, mais ce n’est pas encore le top."

Pourtant, Ikoab prévoit d’ajouter plusieurs nouvelles maisons, anciennes bâtisses patriciennes ou hôtels particuliers rénovés, à son portefeuille. D’ici les prochains mois, la rue Huart Chapelle, rue de Louvain et l’avenue des Alliés devraient avoir leur "co-living" ouvert aux locataires. "Ce sont surtout des gens de 23 à 35 ans, Carolos ou des expatriés français, italiens ou espagnols qui travaillent pour des grandes entreprises comme Alstom, Thalès, Sonaca, ou dans le Biopark ou l’aéroport. Mais nous avons aussi des businessmen de plus 40 ans, qui ont besoin d’un point de chute pour poser leurs bagages."