Un peu plus d’un an après l’adoption du règlement par le conseil communal, les "laissez-pousser" comme ont été appelés les permis de végétaliser à Charleroi n’ont donné lieu qu’à une dizaine de demandes. Un échec. L’idée, c’est d’encadrer la végétalisation de l’espace public : plantes grimpantes en façades, bacs à fleurs, jardinières mobiles et de pleine terre, mini potagers, arbres et arbustes en voirie, etc… 

Pour éviter n’importe quoi. En 2018 sous la précédente majorité, un dispositif avait été soumis et voté au conseil communal avant d’être retiré à la hâte : il allait jusqu’à règlementer la couleur et la matière des pots de fleurs présents sur les devantures. On en est revenu à un code moins contraignant, inspiré de ce qui existe dans d’autres villes. Mais ça ne fonctionne toujours pas. Interrogé par le chef de groupe MR Nicolas Tzanetatos dans le dernier bulletin des questions écrites, le bourgmestre Paul Magnette en charge de la Nature en Ville annonce vouloir simplifier la procédure. "Un frein aux projets dont nous avions conscience, c’est l’analyse des implantations proposées et des contraintes en voirie (largeur de passage, impétrants…) qui amène des refus pour motifs techniques", avance-t-il. 

Les modalités d’obtention de ces "permis de végétalisation" sont disponibles sur le site internet de Charleroi et une communication a été réalisée en collaboration avec le Plan de cohésion sociale afin de mieux faire connaître le dispositif. Pour lui, il faut travailler à rendre la procédure plus accessible aux citoyens, ce qui est en cours.