Une douzaine de membres du PTB de Charleroi s'étaient levés aux aurores tout comme les travailleurs du Service Logistique et Travaux qu'ils sont venus accueillir avec haie d'honneur et petits pains au chocolat.

La raison de cet accueil si chaleureux malgré la pluie était d'afficher publiquement leur soutien aux différents services de la ville tour à tour en grève depuis près de deux mois.

Pour Germain Mugemangango venir saluer les travailleurs de bon matin n'est qu'une marque de soutien dû à leur travail. L'élu de gauche souhaitait surtout dénoncer les conditions dans lesquelles les agents doivent parfois travailler. "Les problèmes qu'avancent les travailleurs sont connus depuis bien longtemps. Par exemple les contrats précaires et le manque de matériel adapté du type chariot pour le personnel d'entretien. Nous dénonçons aussi le manque d'effectifs comme l'a illustré la grève du personnel des guichets."

Ce mardi, c'était au tour du service propreté de se croiser les bras. Pour le chef de file du PTB, il faut comprendre les agents qui ne savent pas de quoi l'avenir sera fait. "En effet, pour le moment on constate une attaque de la ville contre les travailleurs du service de l'entretien. Il leur est conseillé d'aller chez TIBI mais en repassant par une sélection, une période d'essai et en changeant les contrats. On remarque que la ville se sépare d'agents. Nous trouvons que Paul Magnette tient un double discours. D'une part il fait des vidéos pour remercier les agents pendant la crise. Et d'autre part, cette majorité avec en premier le bourgmestre, n'a que mépris pour les revendications des travailleurs qui, depuis quelques mois, demandent du matériel, de bons contrats et un effectif suffisant."

Autre point mis en avant par le PTB est l'externalisation de certains services de la ville. "On voit que la ville de Charleroi se débarrasse de plus en plus de départements et de plus en plus de travailleurs. Monsieur Magnette aime à dire qu'il ne s'agit pas d'une privatisation, nous sommes bien d'accord car TIBI est une intercommunale, mais par contre la ville se débarrasse aussi de ses missions. Pour l'exemple de TIBI, il avait été dit qu'une externalisation à TIBI allait coûter moins cher à la ville et rendre le nettoyage plus efficace. La propreté se concentre sur l'hyper centre mais pas forcément dans les autres quartiers de Charleroi."

Pour le chef de file, il est normal de se ranger aux côtés des travailleurs car ils manquent de reconnaissance alors que leur savoir-faire va bien au-delà des missions qui sont confiées à des opérateurs extérieurs à la ville qui n'en font ni plus, ni moins.