Charleroi Ce mode de locomotion convainc de plus en plus pour les déplacements quotidiens.

Au terme de la semaine de la mobilité, nous avons cherché à savoir si le vélo séduit encore et si les ventes se portent bien ?

Nous avons posé ces questions aux Cycles Pitau, à la limite entre Gosselies et Courcelles. La maison créée il y a un peu plus de trente ans ne désemplit pas. Tout comme chez un concessionnaire de voitures, les différents modèles sont soigneusement exposés. Même si les revendeurs (hors grandes chaînes de type Décathlon) dans le grand Charleroi se comptent sur les doigts d’une main, les ventes sont en constante augmentation. "Le vélo est une activité qui a beaucoup de succès, plus encore depuis l’avènement du vélo à assistance électrique, nous vivons dans une belle région où il est possible de prendre beaucoup de plaisir que ce soit sur un vélo électrique ou pas. On sent également qu’il y a une tendance pour une mobilité plus verte", explique Gaëtan de Borman, responsable du magasin.

Si les ventes de vélos augmentent sensiblement, il reste le souci des infrastructures qui ne suivent pas cette même évolution : "C’est amusant de voir que certaines routes qui ont été refaites pour accueillir le Tour de France ne sont pas adaptées au vélo."

Malgré ces ventes croissantes, le revendeur reste aussi étonné de la différence quant à la pratique du vélo pour se rendre au travail. "Avec moins d’1 % chez nous et presque 15 % en Flandre, la différence est énorme et ne peut être simplement expliquée par la topographie des 2 régions."

Non seulement le vélo-loisir a plus de succès, mais grâce au développement des cycles à assistance électrique, celui-ci devient un moyen de transport à part entière. Avec des possibilités de leasing et des incitants financiers, beaucoup seraient plus enclins à utiliser leur vélo pour des déplacements quotidiens.

Bien entendu, cela reste un investissement mais il est possible dès 2 000 euros de trouver un cycle offrant tout le confort et la technologie nécessaires pour assurer ses déplacements vers le travail mais également pour les loisirs. Le vélo électrique de ville suscite un vif intérêt dans la région.

Les fabricants l’ont bien compris et le développement technologique ne cesse d’être (presque) à la portée de tout le monde comme les changements de vitesses via Bluetooth. Plus de câbles, juste de l’électronique. Là, il faut compter près de 10 000 euros.

Pour les entretiens, cela se passe comme pour un cycle normal : une fois par an et les ouvriers, de plus en plus spécialisés, remettent le tout à neuf.