Ce 1er mai, certains restaurateurs et tenanciers de bar veulent rouvrir leurs établissements. Il ne faut pas oublier que cette date symbolise la Fête du Travail.

Cette journée est très importante pour les syndicalistes, mais également pour les partis politiques de Charleroi. "En tant normal, nous commençons les festivités du 1er mai par un discours. Ensuite, un cortège déambule dans les rues de la ville. La crise sanitaire nous a poussé à modifier nos événements. Tout a été supprimé sauf le discours qui se tiendra dans la matinée, sur le parking de notre nouveau bâtiment", explique Vincent Pestieau, secrétaire fédéral de la FGTB.

Même l’inauguration du nouveau siège social de ce mouvement syndicaliste qui devait avoir lieu en cette journée de la Fête du Travail a été reportée au mois de juin. "Notre message de cette année est de remercier tous les travailleurs qui sont en première ligne durant cette crise : qu’il s’agit du personnel médical, les aide-ménagères ou encore les conducteurs des transports en commun, etc. Nous voulons également qu’il ait une véritable négociation pour une augmentation salariale. Nous souhaitons également que les travailleurs préparent leur fin de carrière dignement. Enfin, nous luttons pour un salaire minimum à 14 €" , ajoute-t-il.

Le PTB de Charleroi va quant à lui organiser deux actions statiques : l’un se déroulera devant le Palais de Beaux Arts en présence de Germain Mugemangango, porte-parole francophone du PTB. L’autre se tiendra au Parc Reine Astrid, avec Sofie Merckx, députée fédérale.

Cependant, la date du 1er mai n’est pas seulement une fête de gauche. Pour le MR, c’est également une journée très importante. "Nous allons la célébrer au niveau national. Le meeting sera retransmis sur internet. Cette fête est très importante pour nous. Nous voulons donner à chacun sa chance. Nous souhaitons véhiculer un message d'espoir aux personnes qui n’ont pas de travail' , déclare Nicolas Tzanetatos, le chef de file libéral de Charleroi. 

De plus, la COVID a transformé le monde du travail. C’est pour cette raison que la CSC va mener une campagne auprès des travailleurs. Elle s’axera sur la question des risques psychosociaux.