Ce week-end, le premier mûr d’expression libre a été inauguré à Charleroi.

Charleroi inaugure son premier mur d’expression libre sous le R9 le long de la rue des Rivages. C’est une initiative de la Maison des jeunes de Marcinelle Charleroi District Jeunes, avec le soutien de la ville. Un mûr de 100 mètres est mis à disposition des graffeurs.

Le projet est lancé depuis trois ans. C’était un réel besoin pour Charleroi d’acquérir un mûr d’expression libre qui permettrait aux graffeurs de s’exprimer en toute légalité. La Maison des jeunes a déjà organisé plusieurs Jams dans la région. Ça consiste à rassembler des graffeurs dans un même lieu durant un week-end. Le but est de créer une œuvre ensemble sur un thème précis, qui resterait ensuite.

Le principe du mûr d’expression libre est différent. Aucun thème n’est donné, les graffeurs peuvent venir quand ils veulent et graffer ce qu’ils veulent. Les œuvres peuvent être recouvertes par la suite. "Toute personne qui veut, peut venir et graffer ce qu’il veut", explique Thomas Parmentier, de ForJ. Le but est qu’il y ait de nouvelles œuvres régulièrement, que tout soit éphémère. Tout est légal, les graffeurs ont l’autorisation de la ville.

Lors de ce week-end d’inauguration du mûr, près de trente graffeurs étaient présents. Des Carolos particulièrement mais également des Français. "Nous avons été mis au courant de l’ouverture de ce mûr et c’était une opportunité pour peindre sur plusieurs jours", raconte Ekos, un graffeur de Rince.

Les Carolos ont désiré faire une œuvre commune, certains ont donc peint sur le thème de la mobilité alors que d’autres ont choisi Marvel. Cela dans un même code couleur. Par la suite ils pourront utiliser les bombes de couleur qu’ils souhaitent.

Une charte a été instaurée. Les organisateurs passeront régulièrement afin de vérifier de la propreté du lieu et qu’aucune injure ou propos mal placés ne soient tagués sur le mûr d’expression libre. "Pour nous, c’est la liberté ! Ici, nous sommes autorisés à graffer", explique Veks, un graffeur carolo. Ce projet est le début d’un autre, plus grand, qui serait de créer une académie d’art urbain à Charleroi.