Même si la grève avait été annoncée, les infirmiers et infirmières ont débrayé spontanément afin de partager publiquement leur ras-le-bol. Ils étaient quelques dizaines à bloquer la circulation autour du rond-point du Marsupilami aisi que sur la Grand Rue. Le but était de sensibiliser les passants et automobilistes aux conditions de travail précaires dans lesquelles ils doivent évoluer.

L'une des causes est le manque de reconnaissance de la profession et une pénurie progressive des infirmiers. Les conditions de travail sont aussi pointées du doigt. Pour le Setca, la CNE et la CGSLB la précarités des conditions de travail n'ont pas évoluées et se sont même dégradées depuis la crise de la Covid. "Il est plus qu'urgent que les infirmiers retournent à la base de leur formation c'est-à-dire s'occuper des patients. Actuellement un patient ne voit son infirmiers que cinq à dix minutes sur sa journée et ce n'est pas possible," explique Saloua Mounir du Setca.

La suppression des primes pour les infirmiers spécialisés pose aussi un énorme problème pour les délégations présentes. "Le fait de supprimer ces primes pose un problème d'attractivité et à terme des problèmes de recrutement."
Pour Françoise Lévêque le ras-le-bol est générale et concerne aussi bien les bas salaires comme les techniciennes de surface. La déléguée permanente ne voit pas l'avenir d'un bon œil.

Si le rassemblement se voulait engagé, il s'est fait dans une ambiance bon enfant avec toute la compréhension des automobilistes.