ULB, UMons, Province de Hainaut et Ville de Charleroi, tous les quatre partenaires du Centre universitaire Zénobe Gramme, viennent d'augmenter leur participation financière dans le projet, passant de 2,5 à 3 millions d'euros chacun leur apport. La raison: le chantier en cours a été revu à la hausse et le prix des matériaux a augmenté en parallèle, indique Julien Degauquier, directeur de l'asbl Centre universitaire Zénobe Gramme. 

Cette nouvelle porte à 34,5 millions d'euros l'ensemble de l'argent investi pour la future "unif" de Charleroi. De quoi acquérir le bâtiment, qui appartenait à la Province de Hainaut, et d'y mener des chantiers de rénovation. L'Europe, via la programmation 2014-2020 du fonds FEDER, a notamment mis 15 millions pour le pôle Enseignement et 5 millions pour le centre de recherche en efficacité énergétique qui devra y voir le jour à terme. Charleroi y a aussi reporté l'enveloppe de 2,5 millions, prévue à l'origine pour le centre de congrès qui ne verra pas le jour et sera plutôt intégré au futur Palais des Expositions, en cours de travaux.

Sur le côté, Rachel Sobry, députée MR, a interrogé le 20 avril le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS) sur l'ouverture des demandes de financements que pourraient porter l'UNamur et l'UCLouvain, cette fois, auprès de l'Europe. Jusqu'au 24 mai, les candidatures éventuelles de ces universités, qui disaient "vouloir prendre leur part de responsabilité sociale" en s'installant également à Charleroi, pourront être déposées. "Aux dernières nouvelles, ces dossiers étaient prêts à être rentrés", indique la députée libérale, élue en Hainaut. "Il est primordial que ces dossiers soient soutenus largement, en vue d'un meilleur rayonnement académique de Charleroi." 

Il s'agirait cette fois, pour ces deux universités wallonnes qui ne participent pas au projet "Zénobe Gramme", de s'inscrire dans la prochaine programmation FEDER pour "augmenter l'offre académique à Charleroi". 

Elio Di Rupo a confirmé que les candidatures étaient ouvertes, et qu'une communication avait été faite en ce sens à l'ensemble des universités wallonnes et bruxelloises (ULB, UMons, UCLouvain, UNamur notamment). Il a aussi appelé les autorités locales et régionales issues de l'espace carolo à faire preuve de davantage de proactivité si elles souhaitent que Charleroi puisse se développer sur le plan académique.