Cette semaine, le ministre Jean-Luc Crucke était en visite à Charleroi afin de faire le tour d'horizon des régions et de la manière dont étaient exploitées les salles de sports. Une utilisation pas optimale et des dépenses en énergies assez volumineuses faisaient dire au ministre wallon des Infrastructures sportives que le fonctionnement était à revoir.

A Charleroi, il n'aura pas fallu attendre bien longtemps avant de voir une optimisation réelle des infrastructures sportives. Grâce à une étroite collaboration entre les échevinats de l'Enseignement et des Sports, respectivement gérés par Julie Patte et Karim Chaïbaï, des projets concrets ont pu se mettre en place. L'accord d'occupation des infrastructures de sports par des clubs est conclu.

Toutes les infrastructures ? Non, pour l'instant ce sont les salles de gym de certaines écoles qui accueilleront des clubs sportifs en dehors des heures de cours. "Il s’agit des écoles de Montignies Centre, des Cerisiers à Marcinelle, Cobaux et de l’Alouette à Charleroi, ainsi que de la Docherie à Marchienne. Tous ces établissements sont dorénavant dans de bonnes dispositions pour offrir prochainement des créneaux horaires à destination des clubs de sport. Par exemple Montignies centre accueillera bientôt du tennis de table et l’Alouette verra l’arrivé d’un club de karaté," nous communique-t-on. "Ces nouvelles occupations s’ajoutent à celles, précédemment établies, des écoles de Bosquetville (Charleroi centre), du CECS et des Fougères (à Couillet), des Coquelicots (à Goutroux), du Gros Fayt (à Jumet), de Lodelinsart ouest ; de la Bellevue et de la Petite Chenevière (Marcinelle) ; des Gonceries (Mont-sur-Marchienne) ; du Bois (Ransart), de la Bassée et de Lepage (à Roux)."

La mise à disposition des salles de sports des écoles est aussi destinée à permettre aux petites structures sportives de créer des liens ; entre les participants mais aussi avec l'hôte. La réalisation d'un cadastre de ces espaces scolaires disponibles est aussi un moyen de laisser souffler les halls sportifs de la ville presque saturés. Avec des salles réparties dans tous les districts, la réalité "du sport pour tous" défendue par l'Echevin des Sports se concrétise encore plus. "Cela ouvre des perspectives pour des petits clubs ou des associations sportives qui ne trouvent pas de place dans les complexes sportifs de la Ville. Cela dit, il est impossible, vu la taille des salles, d’accueillir des clubs de sports de ballon. On privilégie ici des structures qui donnent des cours de danse, de zumba, d’arts martiaux, voire de tennis de table. D’ailleurs, une des nouvelles écoles qui est en bon ordre pour accueillir du sport le soir ou les week-ends vient tout juste d’accueillir un club de tennis de table et une autre devrait bientôt suivre."

Si les clubs sportifs peuvent toujours introduire des demandes de mises à disposition, la Ville fait remarquer que, les espaces proposés ne permettent pas la pratique de sports de ballon. En effet, c'est dans les halls omnisports de la Ville qu'ils peuvent trouver toute l'aisance nécessaire.

Hélas, la crise de Covid a empêché le projet de se mettre en place. Toutefois le cadastre des espaces proposés est bien sur le bureau de Julie Patte en charge de l'Enseignement. La Ville de Charleroi compte 2 établissements secondaires et 88 implantations scolaires fondamentales. Parmi celles-ci, 38 comptent une salle de gymnastique. 13 d’entre elles étaient occupées par 18 clubs en dehors des temps scolaires en 2019-2020. Peu de temps avant le confinement cinq nouvelles possibilités ont donc été trouvées.

Il est clair que les partages de salles entraînent des responsabilités vis-à-vis des clubs comme la remise en ordre et la désinfection des locaux après utilisation.