A Charleroi, les relations ne sont plus seulement à l’orage entre le front commun CGSP Admi-CSC Services Publics et le bourgmestre. Elles sont à la… tempête !

 Dans une carte blanche, les organisations syndicales dénoncent le désinvestissement mayoral dans la concertation sociale. Absence systématique aux réunions officielles, création de groupes de travail pour allonger les délais d’exécution, désertification du terrain… "Le bourgmestre ne respecte pas ses partenaires sociaux. Il pratique la politique de l’enfumage." 

Dans ce contexte, pas question de participer à la rencontre informelle du "groupe des partenaires sociaux" (GPS), un organe mis en place en marge de ceux où doivent se prendre les décisions. Un rendez-vous de ce GPS était convoqué ce mercredi après-midi avec la problématique des pensions à l’ordre du jour. Les syndicats ont annulé. 

Les secrétaires régionaux de la CGSP Admi et de la CSC Services Publics accusent Magnette de ne pas consacrer assez de temps à la gestion de Charleroi : "la première ville de Wallonie mérite un bourgmestre à temps plein. Or, celui-ci passe le plus clair de son temps à Bruxelles au boulevard de l’Empereur, siège du PS qu’il préside. S’il a été considéré comme un sauveur quand les affaires ont éclaté à Charleroi, personne n’aura tant affaibli l’administration en siphonnant les services de leur personnel (sic)"

Une véritable déclaration de guerre. Les syndicats reprochent à l’échevin des Bâtiments Xavier Desgain (Ecolo) de s’être rendu complice en dégraissant le département des Travaux. "L’externalisation de services entiers, la privatisation via les marchés stock sont devenus la norme. Nous ne nous sentons ni considérés ni respectés." C’est dit.