Ce lundi matin, une délégation des travailleurs de la petite enfance de Charleroi se sont rendus à Marchienne au cabinet de l'échevin de tutelle, Thomas Parmentier afin de lui communiquer le malaise qu'ils connaissent actuellement. Les causes de ce mécontentement ? "Malgré ses promesses, l'échevin ne nous reçoit pas et dit entendre les difficultés provenant des responsables et non des travailleur" explique Philippe Barbion, délégué CGSP Admi.

Une fois de plus, le travailleurs avaient souhaités rencontrer l'échevin afin de le sensibiliser à des conditions de travail rendues pénibles d'une part par l'état de certains bâtiments et d'autre part par l'absence de revalorisation salariale. Les travailleurs craignent également que les crèches communales ne s'envolent dans le giron de l'ISPPC. "On ne sait pas s'il y a un lien de cause à effet mais nous avons entendu le bourgmestre parler que les crèches iraient vers l'ISPPC. Les travailleurs se demandent si l'absence de travaux dans les crèches n'est pas un plan caché des autorités communales. Y a-t-il une volonté de la ville d'externaliser les crèches? Nous aurions voulu en faire part à l'échevin sans succès actuellement."

Sur place, il n'a pas été possible de rencontrer Thomas Parmentier, toutefois une personne du cabinet s'est entretenue avec les travailleurs mécontents. "L'idée est de rétablir le dialogue. Il est convenu de rencontrer les travailleurs. Nous allons prévoir des réunions crèche par crèche avec l'ensemble du personnel tous métiers confondus. Nous allons mettre des réunions en place. La Covid a perturbé les visites. Nous devons prévoir un moment, lors d'une journée pédagogique, pour organiser cela en présence de l'échevin de la petite enfance. L'idée est de répondre aux inquiétudes liées aux prochaines réformes."